Rendement d’une culture fourragère selon les coupes et la matière sèche
Estimation
Résultat
Le calcul est effectué dans votre navigateur. Les valeurs saisies ne sont pas envoyées à un serveur distant.
À quoi sert cette estimation ?
Ce calculateur estime la production d’une culture fourragère en distinguant le tonnage frais et la quantité de matière sèche obtenue. Il convient à une prairie temporaire, à un mélange fourrager ou à une culture récoltée en plusieurs coupes. Cette distinction aide à comparer des parcelles et à préparer un stock pour l’alimentation animale, car deux fourrages pesés à la récolte peuvent contenir des proportions d’eau très différentes. Le calcul donne un repère de campagne à partir d’un rendement moyen par coupe.
Les données à saisir
Indiquez la surface récoltée en hectares, puis le rendement frais attendu par hectare et par coupe. Le rendement doit correspondre au produit tel qu’il est pesé à la sortie de la parcelle, avant les pertes de chargement, de transport ou de conservation. Saisissez ensuite le nombre de coupes prévues. Il peut s’agir d’une seule récolte ou de plusieurs passages sur la même culture : utilisez un nombre cohérent avec le cycle, la disponibilité en eau et la capacité de chantier.
Deux paramètres sont facultatifs. Le taux de matière sèche vaut 35 % par défaut. Il convertit le poids frais en matière sèche et doit être remplacé par une analyse ou une mesure représentative si vous en disposez. Le taux de pertes après récolte vaut 10 % par défaut. Il couvre les pertes de chantier et de manipulation que vous choisissez d’intégrer dans la projection. Ces options changent la quantité réellement retenue et la matière sèche estimée, mais ne changent pas le rendement frais théorique. Laissez les valeurs proposées pour une première comparaison, puis remplacez-les par vos relevés.
Fonctionnement du calcul
La production fraîche théorique multiplie la surface par le rendement d’une coupe et par le nombre de coupes. Le calcul retire ensuite le taux de pertes pour obtenir le tonnage frais retenu. La matière sèche estimée correspond à ce tonnage retenu multiplié par le taux de matière sèche. Les résultats sont exprimés en tonnes. Ils ne représentent pas directement la valeur nutritive : la matière sèche ne renseigne pas à elle seule sur l’énergie, les protéines, les minéraux ou la qualité sanitaire du fourrage.
Exemple chiffré
Pour 12 ha produisant 6 t de matière fraîche par hectare et par coupe sur 3 coupes, la production fraîche théorique est de 216 t. Avec 10 % de pertes, 194,4 t sont retenues. Avec un taux de matière sèche de 35 %, la production estimée atteint 68,04 t de matière sèche. Si la mesure de la récolte indique finalement 28 % de matière sèche, le tonnage sec tombe à 54,432 t, sans que le tonnage frais retenu change.
Hypothèses, limites et précautions
Le calcul suppose que le rendement moyen par coupe est identique sur toute la surface et d’une coupe à l’autre. Cette hypothèse est souvent simplificatrice : la repousse, la date de récolte, la fertilisation, la sécheresse et les dégâts peuvent modifier fortement chaque passage. Le taux de matière sèche varie avec l’espèce, le stade de récolte, la météo et le mode de conservation. Il doit être mesuré sur un échantillon représentatif lorsque le stock sert à formuler une ration. Les pertes saisies sont une estimation globale : elles ne séparent pas les pertes au champ, au transport, au séchage ou au stockage. N’utilisez pas la matière sèche comme équivalent d’un stock disponible pour les animaux sans tenir compte de la conservation, des refus et des besoins du troupeau. Pour sécuriser le budget fourrager, comparez un scénario prudent et un scénario favorable, conservez les pesées par coupe et faites analyser le fourrage destiné à une ration précise. Le résultat aide à planifier un volume, mais ne remplace ni un suivi agronomique ni un bilan alimentaire.
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