Coût d’une culture de tubercules selon les charges et la part vendable
Estimation
Résultat
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À quoi sert ce calculateur ?
Ce calculateur estime le coût total d’une culture de tubercules et le coût ramené à une tonne réellement commercialisable. Il peut aider à préparer un prix de revient pour des pommes de terre, des patates douces, du manioc ou une autre production comparable. Le calcul sépare les charges variables liées à la surface, les frais fixes affectés à la culture et la part de récolte qui reste vendable après tri. Il ne fixe pas un prix de vente et ne remplace pas une comptabilité analytique complète, mais il donne une base claire pour comparer plusieurs hypothèses de rendement ou de qualité.
Les données à saisir
Renseignez la surface cultivée en hectares, les charges variables par hectare et le rendement récolté en tonnes par hectare. Les charges variables peuvent regrouper les plants, le travail du sol, les apports, l’irrigation, les traitements et les passages directement liés à la surface. Utilisez une période comptable cohérente pour ces trois valeurs.
Deux champs facultatifs précisent l’analyse. « Frais fixes affectés à la culture » vaut 0 € par défaut. Ajoutez-y la fraction d’amortissements, de main-d’œuvre permanente ou de frais généraux que vous souhaitez attribuer à cette culture. « Part commercialisable après tri » vaut 90 % par défaut. Modifiez-la si vos calibres, blessures, déclassements ou pertes de tri sont suivis. Ces options ne sont pas décoratives : les frais fixes augmentent le coût total et une part vendable plus faible répartit ce coût sur moins de tonnes.
Fonctionnement du calcul
Les charges variables totales correspondent à la surface multipliée par la charge variable par hectare. La production récoltée est la surface multipliée par le rendement. La production commercialisable applique ensuite la part vendable. Le coût total additionne les charges variables et les frais fixes affectés. Enfin, le coût par tonne commercialisable divise ce coût total par le volume vendable. Une baisse de la part vendable augmente donc le coût ramené à la tonne, même si les dépenses de la parcelle restent identiques.
Exemple chiffré
Pour 10 ha supportant 1 200 € de charges variables par hectare et produisant 25 t/ha, les charges variables atteignent 12 000 € et la récolte 250 t. Avec 3 000 € de frais fixes affectés, le coût total s’élève à 15 000 €. Si 90 % de la récolte est commercialisable, le volume vendable est de 225 t. Le coût de revient atteint alors 15 000 ÷ 225, soit environ 66,67 €/t. Avec 100 % de produit vendable, le même coût total serait réparti sur 250 t et tomberait à 60 €/t.
Hypothèses et limites
Le calcul suppose que les charges, le rendement et la part vendable décrivent la même culture et la même campagne. Le rendement correspond à la production récoltée avant tri. La part commercialisable englobe le tri et les déclassements retenus, mais pas nécessairement les pertes ultérieures au stockage ou au transport. Les frais fixes saisis sont supposés affectés à cette seule analyse et ne doivent pas être déjà inclus dans les charges variables.
Le résultat ne comprend pas automatiquement le coût du foncier, les intérêts, les cotisations, les taxes, le conditionnement, le stockage, le transport, les commissions ou la rémunération de l’exploitant. Intégrez ces postes dans les frais appropriés si vous recherchez un coût complet. Le calcul ne modélise pas une variation du prix des intrants, un rendement incertain ou une qualité différente selon les lots. Pour une décision économique, comparez le coût avec un prix de vente net des frais commerciaux et avec plusieurs scénarios de rendement.
Ne confondez pas charges variables par hectare et charges variables totales. Saisissez le rendement en tonnes par hectare, pas le tonnage total de la parcelle. N’incluez pas deux fois les frais fixes. Enfin, la part commercialisable doit être exprimée en pourcentage : 90 signifie 90 %, et non 0,90.