Masse et volume de compost issu de coproduits selon l’humidité
Estimation
Résultat
Le calcul est effectué dans votre navigateur. Les valeurs saisies ne sont pas envoyées à un serveur distant.
À quoi sert ce calcul ?
Les exploitations agricoles produisent souvent des coproduits : pulpes, écarts de tri, résidus de préparation, fumiers mélangés ou matières végétales. Leur masse fraîche donne une impression de volume, mais l’eau s’évapore et une partie de la matière sèche se décompose pendant le compostage. Pour organiser une plateforme, prévoir une zone de maturation ou estimer un volume à transporter, il faut donc distinguer la matière sèche conservée de l’humidité du compost fini. Ce calculateur fournit cette estimation à partir des caractéristiques du mélange et d’une hypothèse de densité.
Les données à saisir
Commencez par la masse fraîche totale de coproduits, en tonnes. Additionnez seulement les matières qui entreront réellement dans le mélange. Saisissez ensuite leur teneur moyenne en matière sèche, en pourcentage. Une analyse de laboratoire ou la moyenne de plusieurs lots est préférable à une valeur prise dans une fiche générique, car un coproduit très humide et un coproduit fibreux n’évoluent pas de la même façon.
Indiquez l’humidité visée du compost fini. Elle représente la part d’eau restant dans le produit au moment où vous souhaitez évaluer sa masse. La perte de matière pendant le compostage est facultative et vaut 30 % par défaut. Elle porte sur la matière sèche, pas sur toute la masse fraîche : laissez cette valeur si vous n’avez pas encore de suivi de bilan, puis ajustez-la à partir de pesées d’entrée et de sortie. La densité apparente du compost fini est également facultative et vaut 0,6 t/m³. Elle sert uniquement à convertir la masse finale en volume ; remplacez-la si le compost est très fibreux, compacté ou criblé.
Fonctionnement du calcul
La matière sèche entrante est obtenue en multipliant la masse fraîche par le pourcentage de matière sèche. Le calcul retire ensuite la perte de processus pour estimer la matière sèche conservée. Comme le compost fini contient encore de l’eau, cette matière sèche est divisée par la fraction sèche restante, c’est-à-dire 100 % moins l’humidité visée. On obtient ainsi la masse de compost fini. Enfin, la masse est divisée par la densité apparente pour donner un volume théorique. Cette méthode évite de traiter la baisse de masse comme une simple évaporation : elle distingue l’eau initiale et la fraction organique transformée.
Exemple chiffré
Supposons 10 tonnes de coproduits à 30 % de matière sèche. La matière sèche entrante est de 3 tonnes. Avec une perte de 30 %, il reste 2,1 tonnes de matière sèche après le processus. Si l’humidité du compost fini est de 40 %, sa fraction sèche est de 60 % : la masse finale estimée est donc de 2,1 ÷ 0,60 = 3,5 tonnes. Avec une densité apparente de 0,6 t/m³, le volume atteint environ 5,83 m³. Une variation de l’humidité finale modifie directement la masse et le volume, même si la matière sèche conservée reste identique.
Hypothèses et limites
Le modèle suppose que le mélange est homogène et que les pourcentages représentent bien la période étudiée. Il ne prédit ni la durée de compostage, ni la température atteinte, ni la maturité, ni la stabilité agronomique du produit. Il ne retire pas les pierres, plastiques, ficelles ou autres indésirables et ne vérifie pas les contaminants, l’hygiénisation ou la conformité réglementaire. La perte réelle dépend de l’aération, de la structure, de la météo, du retournement et de la composition du mélange. La densité varie aussi entre un compost frais, mûr, criblé ou compacté. Utilisez le résultat pour dimensionner une organisation et contrôlez-le par des pesées, des mesures d’humidité et une analyse adaptée avant de commercialiser ou d’épandre le compost.