Besoin en eau d’une culture résistante à la sécheresse selon le déficit et la pluie
Estimation
Résultat
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Ce calculateur estime l’apport d’irrigation nécessaire pendant une période sèche pour une culture présentée comme résistante à la sécheresse. Il combine une demande quotidienne, une durée, la pluie réellement efficace, une réduction liée à la résistance et l’efficience du réseau. L’objectif est de comparer des scénarios de déficit hydrique avec des hypothèses explicites, pas de remplacer une mesure de réserve utile ou une décision d’irrigation de précision.
Données à saisir
Indiquez le besoin quotidien de la culture en millimètres par jour et la durée de la période sèche en jours. Le besoin doit correspondre au stade et aux conditions étudiées, tandis que la durée doit couvrir la période pendant laquelle les apports naturels sont insuffisants. Saisissez aussi la pluie efficace en millimètres, c’est-à-dire la part réellement disponible pour les racines plutôt que le cumul brut mesuré par un pluviomètre. Ces trois champs obligatoires décrivent la demande et l’apport naturel à compenser.
La réduction liée à la résistance à la sécheresse est facultative et vaut 20 % par défaut. Elle représente un scénario de moindre besoin ou de moindre sensibilité ; elle ne doit pas être interprétée comme une garantie variétale. L’efficience d’irrigation est également facultative et vaut 80 % par défaut. Elle traduit la part de l’eau appliquée qui atteint effectivement la zone utile. Une efficience de 100 % sert à observer le déficit net sans pertes de réseau ou d’application.
Fonctionnement du calcul
La demande de la période est obtenue en multipliant le besoin quotidien par la durée. La demande ajustée est cette valeur diminuée selon la réduction liée à la résistance. Le déficit net est la demande ajustée moins la pluie efficace ; il est ramené à zéro lorsque la pluie couvre le besoin. Enfin, l’apport brut à appliquer est le déficit net divisé par l’efficience exprimée en fraction. Les résultats sont exprimés en millimètres d’eau sur la surface considérée.
Exemple chiffré
Avec 5 mm par jour pendant 20 jours, 30 mm de pluie efficace, une réduction de 20 % et une efficience de 80 %, la demande de période est de 100 mm. La demande ajustée vaut 80 mm, le déficit net 50 mm et l’apport brut nécessaire 62,5 mm. Si la résistance est réglée à 0 % et l’efficience à 100 %, le même scénario donne un déficit et un apport de 70 mm. L’écart provient alors uniquement des hypothèses de résistance et de pertes d’application.
Hypothèses et limites
Le calcul suppose que le besoin quotidien, la réduction et l’efficience restent constants pendant la période. Il ne modélise ni l’évapotranspiration journalière, ni la réserve utile du sol, ni la profondeur racinaire, ni le ruissellement, ni la salinité, ni la distribution spatiale de l’eau. La pluie efficace doit être estimée avec soin ; une pluie intense ou un sol déjà saturé n’a pas la même contribution qu’un apport régulier. La résistance à la sécheresse dépend du stade, du sol, de la variété et de la durée du stress. Utilisez ce résultat pour comparer un ordre de grandeur, puis confrontez-le aux sondes, aux bilans hydriques, aux prévisions et aux recommandations locales avant d’irriguer.