Rendement conservé d’une culture résistante à la sécheresse selon le potentiel et le stress
Estimation
Résultat
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Ce calculateur estime le rendement qui peut être conservé lorsqu’une culture résistante à la sécheresse subit un stress hydrique. Il part d’un potentiel de production dans de bonnes conditions, applique une perte de rendement attendue, puis réduit cette perte selon la résistance de la variété ou du peuplement. Une récupération apportée par une irrigation de soutien peut aussi être simulée. Le résultat aide à comparer une situation de référence avec un scénario de sécheresse ; il ne constitue pas une promesse de récolte.
Données à saisir
Saisissez le rendement potentiel en kilogrammes par hectare, c’est-à-dire la production envisageable si l’eau, la nutrition, la protection et la conduite ne limitaient pas la culture. Indiquez ensuite la perte liée au stress avant prise en compte de la résistance. Cette perte est un pourcentage compris entre 0 et 100 : 25 % signifie qu’une culture sensible perdrait un quart de son potentiel dans le scénario étudié. Le troisième champ est la réduction de cette perte obtenue grâce à la résistance à la sécheresse. Une valeur de 40 % signifie que la variété ou le système évite 40 % de la perte initialement estimée. Ces trois données décrivent le contexte agronomique et le comportement attendu, plutôt qu’une mesure universelle.
Le champ facultatif « Récupération par irrigation de soutien » vaut 0 % par défaut. Il permet de représenter un apport ciblé qui compense une partie du stress encore présent ; laissez 0 % si aucune irrigation de soutien n’est prévue. Une valeur de 50 % ne double pas le rendement : elle évite seulement la moitié de la perte restante après l’effet de la résistance. La récupération est plafonnée à 100 %. Cette option ne doit être renseignée que si l’eau est réellement disponible au moment où la culture en a besoin.
Fonctionnement du calcul
Le calcul commence par la perte de référence : rendement potentiel × perte de stress / 100. La perte restante est ensuite calculée en appliquant successivement la part non neutralisée par la résistance et la part non récupérée par l’irrigation. Le rendement conservé correspond au potentiel moins cette perte restante. Le pourcentage conservé rapporte ce rendement au potentiel. Les unités restent en kg/ha pour les masses et en pourcentage pour les taux.
Exemple chiffré
Pour un potentiel de 6 000 kg/ha, une perte de stress de 30 %, une réduction variétale de 40 % et aucune irrigation de soutien, la perte de référence est de 1 800 kg/ha. La résistance laisse 60 % de cette perte, soit 1 080 kg/ha. Le rendement conservé est donc de 4 920 kg/ha, ou 82 % du potentiel. Avec une récupération par irrigation de 50 %, la perte finale tombe à 540 kg/ha et le rendement conservé atteint 5 460 kg/ha, soit 91 %.
Hypothèses et limites
Le modèle suppose que les pourcentages représentent l’ensemble de la période de stress et qu’ils peuvent être appliqués de façon successive. Il ne décrit pas l’évapotranspiration jour par jour, la réserve utile du sol, la profondeur racinaire, la date du stress, la fertilité, les maladies, les ravageurs, la verse ou la qualité commerciale. La résistance varie selon le stade et le génotype ; elle peut préserver la survie sans maintenir la même production. Le rendement potentiel doit être choisi dans des conditions comparables, et la perte doit venir d’une observation locale ou d’une référence agronomique crédible. Utilisez le résultat comme ordre de grandeur pour comparer des scénarios, puis confrontez-le aux mesures de parcelle, aux prévisions et aux conseils techniques avant une décision économique.