Apport de carbone au sol selon la matière sèche et la rétention

Estimation

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À quoi sert ce calculateur d’apport de carbone au sol ?

Un apport de fumier, de compost, de résidus ou d’un autre amendement organique apporte une masse fraîche qui ne correspond pas directement à la quantité de carbone entrant dans le sol. L’eau du produit doit d’abord être séparée de la matière sèche, puis la proportion de carbone de cette matière sèche doit être prise en compte. Une partie seulement de ce carbone peut ensuite rester dans le sol sur la période retenue. Ce calculateur présente ces trois niveaux séparément.

Le résultat aide à comparer des produits de nature différente, à préparer un bilan d’apport ou à documenter une hypothèse de restauration de matière organique. Il ne certifie pas un stockage de carbone et ne remplace pas une analyse du produit ou un protocole de suivi pluriannuel.

Les données à saisir

Indiquez la surface concernée en hectares et la masse fraîche apportée en tonnes. La masse fraîche inclut l’eau contenue dans le produit au moment de l’épandage. Si plusieurs apports sont prévus, additionnez-les seulement s’ils concernent la même surface et la même période d’analyse.

Le taux de matière sèche se renseigne en pourcentage de la masse fraîche. Un produit à 60 % de matière sèche contient 600 kg de matière sèche par tonne fraîche. Le taux de carbone dans la matière sèche indique ensuite la fraction carbonée de cette matière sèche. Une valeur de 45 % signifie que 45 % de la matière sèche saisie est considérée comme du carbone dans l’estimation.

La fraction de carbone retenue est facultative et vaut 20 % par défaut. Elle correspond à l’hypothèse de la part restant dans le sol après la période et le système de gestion considérés. Elle ne représente pas automatiquement du carbone stable à long terme : la décomposition, l’aération, l’humidité, la température et le travail du sol peuvent modifier fortement cette proportion. Laissez 20 % pour une simulation prudente de départ, puis remplacez-la par une hypothèse justifiée.

Comment le calcul fonctionne-t-il ?

La matière sèche totale est la masse fraîche multipliée par le taux de matière sèche. Le carbone total apporté est cette matière sèche multipliée par le taux de carbone. Le carbone retenu dans l’estimation est le carbone total multiplié par la fraction retenue. Enfin, le résultat par hectare est obtenu en divisant le carbone retenu par la surface. Les masses sont affichées en kilogrammes afin de rendre les conversions contrôlables.

Exemple chiffré

Pour 2 ha recevant 10 tonnes fraîches d’un produit à 60 % de matière sèche et 45 % de carbone dans cette matière sèche, l’apport représente 6 000 kg de matière sèche et 2 700 kg de carbone total. Avec une fraction retenue de 20 %, le carbone retenu estimé est de 540 kg, soit 270 kg/ha. Les 2 700 kg correspondent à l’entrée calculée ; les 540 kg sont seulement la part retenue selon l’hypothèse choisie.

Hypothèses et précautions

Le calcul suppose que les pourcentages sont exprimés sur la bonne base, que la masse fraîche est mesurée au moment de l’apport et que la surface est homogène. Il ne distingue pas le carbone dissous, particulaire ou stable, ne modélise pas la minéralisation et ne tient pas compte d’une évolution de l’humidité entre pesée et épandage.

Demandez la teneur en matière sèche et, si possible, la teneur en carbone sur une analyse correspondant au produit utilisé. Ne présentez pas le carbone retenu comme une séquestration garantie, un crédit carbone ou une hausse mesurée du stock du sol. Pour suivre l’effet réel, répétez les analyses avec une méthode comparable et tenez compte de la profondeur d’échantillonnage. Respectez aussi les règles d’épandage et la maturité du produit avant incorporation.