Besoin d’eau d’une association de cultures selon les surfaces et la pluie

Estimation

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Pourquoi estimer l’eau d’une association de cultures ?

Lorsque deux cultures partagent une même parcelle, leur besoin en eau n’est pas forcément identique. Une moyenne prise au hasard peut conduire à sous-estimer l’irrigation de la culture la plus exigeante ou à prévoir un volume excessif pour l’ensemble. Ce calculateur pondère les besoins de deux cultures à partir de leur part respective dans la surface. Il fournit un besoin quotidien moyen, un volume total sur la période choisie et le complément restant après la pluie efficace.

L’outil convient à une association simple, par exemple une culture principale accompagnée d’une espèce compagne ou deux bandes culturales gérées avec le même apport. Il sert à préparer un volume d’eau et à comparer des répartitions de surface. Il ne remplace pas un pilotage séparé lorsque les cultures ont des enracinements, des stades ou des seuils de stress très différents.

Les données à renseigner

Saisissez la surface totale de l’association en hectares, puis la part de la culture A en pourcentage. La culture B occupe automatiquement le reste. Indiquez ensuite le besoin quotidien de chaque culture en litres par mètre carré et par jour. Ces valeurs doivent être établies pour la même période et le même stade de développement. Si vous ne connaissez pas encore le nom des deux cultures, utilisez A pour la composante la plus représentée et B pour l’autre ; la méthode dépend des besoins saisis, pas de l’étiquette.

La durée vaut 1 jour par défaut. Modifiez-la pour obtenir le volume d’une semaine, d’une phase de croissance ou d’une autre période homogène. La pluie efficace est nulle par défaut et correspond à la hauteur réellement utilisable par les racines, en litres par mètre carré sur la période. Ne saisissez pas toute la pluie mesurée si une partie ruisselle, s’évapore ou traverse la zone racinaire.

Fonctionnement du calcul

Le calcul détermine d’abord la surface de chaque culture. Le besoin quotidien pondéré est obtenu en combinant le besoin de A avec sa part de surface et le besoin de B avec la part restante. Le besoin brut de la période est ce besoin pondéré multiplié par la surface totale convertie en mètres carrés et par la durée. La pluie efficace est convertie en volume avec la même surface. Le complément d’irrigation est le besoin brut diminué de cette pluie, avec un minimum de zéro lorsque la pluie couvre le scénario.

Exemple chiffré

Pour 12 hectares, dont 40 % de culture A, avec un besoin de 4 L/m²/jour pour A et 2,5 L/m²/jour pour B pendant 7 jours, le besoin pondéré est de 3,1 L/m²/jour. Le besoin brut atteint 2 604 000 litres. Une pluie efficace de 3 L/m² apporte 360 000 litres sur la parcelle. Le complément d’irrigation estimé est donc de 2 244 000 litres, soit 2 244 m³. La culture A occupe 4,8 hectares et la culture B 7,2 hectares.

Hypothèses et limites

Le modèle suppose que la part de surface reste constante et que les deux besoins quotidiens sont représentatifs pendant toute la durée. Il ne répartit pas les apports entre les cultures et ne tient pas compte de l’efficacité du réseau, des pertes par évaporation, de la capacité de stockage ou du débit disponible. Le volume calculé est un besoin d’eau au niveau de la parcelle, pas nécessairement le volume à pomper.

La pluie efficace dépend du sol, de la pente, de la couverture et de l’intensité de l’averse. Les besoins varient aussi avec le vent, la température, le stade, la profondeur racinaire et l’humidité déjà présente. Si les deux cultures ont des calendriers différents, faites un calcul par période plutôt que de prolonger une moyenne. Vérifiez enfin que les unités sont homogènes et que le résultat est compatible avec la ressource autorisée, le réseau et le matériel d’irrigation. Cette estimation aide à dimensionner un scénario ; elle ne remplace ni un bilan hydrique détaillé, ni une observation de la parcelle, ni un conseil agronomique.