Capacité au champ d’un sol selon la profondeur et la teneur en eau

Estimation

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La capacité au champ correspond à la quantité d’eau qu’un sol peut encore retenir après l’écoulement de l’eau gravitaire. Cette estimation aide à apprécier le volume d’eau présent dans une couche de terre après un épisode pluvieux ou une irrigation, avant de raisonner sur la consommation de la culture. Elle ne remplace pas une mesure de terrain, mais elle donne un ordre de grandeur utile pour comparer des parcelles ou dimensionner une observation.

Les données à saisir

Indiquez d’abord la surface en hectares, puis la profondeur de sol étudiée en centimètres. La troisième donnée est la teneur en eau à la capacité au champ, exprimée en pourcentage volumique. Elle décrit la part du volume de sol occupée par l’eau dans la situation étudiée. Le formulaire reste volontairement court : ces trois valeurs suffisent pour obtenir un volume théorique.

Le seul champ facultatif concerne les éléments grossiers, comme les cailloux ou les fragments de roche. Sa valeur par défaut est nulle afin de convenir à un sol fin. Renseignez un pourcentage seulement si une partie notable du volume est occupée par ces éléments, qui stockent généralement moins d’eau que la terre fine. Le calcul réduit alors le volume de sol réellement disponible pour la rétention.

Comment le résultat est calculé

La surface est convertie en mètres carrés et la profondeur en mètres pour obtenir le volume de sol étudié. Ce volume est multiplié par la teneur en eau à la capacité au champ. Lorsque des éléments grossiers sont indiqués, leur fraction est retirée du volume de sol fin. Le résultat est présenté en mètres cubes et en litres, avec un repère en litres par hectare pour faciliter la comparaison entre parcelles.

Exemple chiffré

Pour 2 hectares, une profondeur de 30 centimètres et une capacité au champ de 25 %, le volume de sol atteint 6 000 m³. Avec 10 % d’éléments grossiers, la quantité d’eau estimée est de 1 350 m³, soit 1 350 000 litres. Rapportée à la surface, elle représente 675 000 litres par hectare dans la couche observée.

Hypothèses et précautions

Le calcul suppose que la profondeur et la teneur en eau sont représentatives de toute la surface. Il ne tient pas compte de la pente, des horizons superposés, des fissures, du drainage réel, de la nappe ou de l’évaporation. La capacité au champ n’est pas un besoin d’irrigation et ne correspond pas à la réserve utile : cette dernière dépend aussi du point de flétrissement et de la profondeur réellement explorée par les racines. Pour une décision d’irrigation, confrontez cette estimation à une analyse de sol, à des mesures d’humidité et au stade de la culture. Les résultats sont donc des repères de planification, pas une prescription agronomique.