Capacité d’une salle de culture de champignons selon la surface et les cycles

Estimation

m²
m² culture/m² sol
kg/m²/cycle
cycles
%

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À quoi sert ce calculateur ?

La capacité d’une salle de culture de champignons ne se déduit pas seulement de sa surface au sol. Les étagères, les niveaux de culture, les couloirs, les équipements et les zones qui doivent rester libres déterminent la surface réellement productive. Le nombre de cycles réalisés dans l’année transforme ensuite une capacité par cycle en production annuelle. Ce calculateur relie ces éléments pour donner une estimation de surface cultivable, de production par cycle et de capacité annuelle. Il peut aider à comparer une salle existante avec un objectif de production, à vérifier un planning de cycles ou à repérer l’effet d’une réduction du taux d’occupation.

Les données à saisir

Indiquez la surface au sol de la salle en mètres carrés. Cette surface doit correspondre à la zone dédiée à la culture, et non à l’ensemble du bâtiment si une partie est réservée au stockage, aux sas, à la préparation ou au lavage. Saisissez ensuite le facteur de surface cultivable. Il exprime le nombre de mètres carrés de culture disponibles par mètre carré au sol grâce aux niveaux et à l’agencement. Une salle sans superposition peut avoir un facteur proche de 1, tandis que des étagères augmentent ce ratio, sans supprimer les passages et les espaces techniques.

Renseignez le rendement par mètre carré cultivé et par cycle, en kilogrammes. Utilisez une valeur mesurée sur un substrat, une variété et une méthode comparables. Le nombre de cycles annuels est facultatif et vaut un par défaut. Il permet de passer d’une production par cycle à une capacité annuelle sans imposer un calendrier irréaliste. Le taux d’occupation productif est également facultatif et vaut 85 % par défaut. Il tient compte des surfaces temporairement vides, des rotations, des zones en nettoyage ou des emplacements non utilisables. Ces deux options changent directement la capacité annuelle ou la surface productive.

Fonctionnement du calcul

La surface cultivable théorique multiplie la surface au sol par le facteur de niveaux et d’agencement. Le taux d’occupation réduit ensuite cette surface pour obtenir la surface effectivement productive. La production par cycle multiplie cette surface effective par le rendement unitaire. Enfin, la capacité annuelle multiplie la production d’un cycle par le nombre de cycles prévu. Le résultat ne déduit pas les pertes sanitaires ou commerciales : il représente une capacité brute sous les hypothèses retenues.

Exemple chiffré

Pour une salle de 500 m², un facteur de surface cultivable de 3 m² de culture par mètre carré au sol et un rendement de 22 kg/m²/cycle, la surface productive atteint 1 275 m² avec un taux d’occupation de 85 %. La production estimée est de 28 050 kg par cycle. Avec huit cycles dans l’année, la capacité annuelle théorique atteint 224 400 kg. Si les cycles descendent à quatre à cause du nettoyage ou du temps de repos, la capacité annuelle est divisée par deux, même si la salle et le rendement par cycle restent inchangés.

Hypothèses, limites et précautions

Le modèle suppose que le facteur d’agencement, le rendement unitaire et le taux d’occupation restent constants. En pratique, les niveaux ne sont pas toujours équivalents, la température et l’humidité peuvent varier selon la hauteur, et le rendement peut diminuer lorsque les cycles sont rapprochés. Le nombre de cycles doit inclure les temps d’incubation, de fructification, de récolte, de vidange, de nettoyage et de remise en état. La capacité brute ne correspond pas automatiquement à une production vendable : les contaminations, les lots non conformes, les pertes à la récolte et le tri doivent être suivis séparément. Le calcul ne prend pas en compte la ventilation, le chauffage, l’eau, l’énergie, la main-d’œuvre, la disponibilité du substrat ou la capacité de refroidissement. Un facteur de surface très élevé peut aussi dégrader l’accès, la circulation de l’air et la sécurité du travail. Mesurez la production réelle par salle et par cycle, distinguez les niveaux et utilisez une hypothèse prudente lorsque la salle est encore en phase de montée en charge. Vérifiez également que le nombre de cycles est compatible avec les contraintes sanitaires et la traçabilité. L’outil sert à cadrer une capacité de production et ne remplace ni un plan d’atelier, ni un suivi climatique, ni une analyse économique ou sanitaire.