Coût d’une culture sous abri selon la surface productive et les cycles

Estimation

m²
cycles
€/m²/cycle
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€

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À quoi sert cette estimation ?

Ce calculateur estime le coût d’une culture conduite sous abri sur une période de production. Il prend en compte la surface disponible, la part réellement productive, le nombre de cycles et une charge variable par mètre carré et par cycle. Le résultat donne un coût total de campagne et un repère par mètre carré productif. Il aide à comparer une organisation de serre, de tunnel ou d’abri maraîcher, notamment lorsque plusieurs cycles se succèdent sur la même installation.

Les données à saisir

Indiquez la surface totale couverte en mètres carrés. Cette valeur peut inclure des allées, des zones de service et des espaces techniques. Saisissez ensuite le nombre de cycles prévus sur la période étudiée. Un cycle correspond ici à une production complète pour laquelle vous utilisez la même base de coût. Le coût variable par mètre carré et par cycle regroupe les dépenses que vous souhaitez rattacher directement à chaque cycle : plants, semences, substrat, fertilisation, protection, consommables ou travaux proportionnels à la surface.

La part de surface productive est facultative et vaut 90 % par défaut. Elle sert à retirer les allées et les zones non cultivées lorsque la surface couverte ne correspond pas à la surface effectivement plantée. Remplacez-la par une mesure ou une estimation locale si l’abri est très compartimenté. Les charges fixes de la période sont également facultatives et valent 0 € par défaut. Elles peuvent inclure une part d’assurance, de location, d’entretien ou d’amortissement qui ne varie pas directement avec le nombre de mètres carrés productifs.

Fonctionnement du calcul

La surface productive est obtenue en appliquant le pourcentage retenu à la surface couverte. Le coût variable total multiplie cette surface productive par le nombre de cycles et par la charge unitaire. Les charges fixes sont ajoutées pour obtenir le coût total de la période. Le coût par mètre carré productif divise ce total par la surface productive : il intègre donc les charges fixes et permet de comparer deux organisations dont les surfaces couvertes sont différentes.

Exemple chiffré

Pour un abri de 1 000 m², trois cycles, une surface productive de 90 % et un coût variable de 4,50 €/m² par cycle, la surface productive est de 900 m². Les charges variables atteignent 12 150 €. Avec 2 500 € de charges fixes, le coût total est de 14 650 € et le coût moyen ressort à environ 16,28 €/m² productif sur la période.

Hypothèses, limites et précautions

Le calcul suppose que la charge variable unitaire est comparable d’un cycle à l’autre et que les cycles utilisent la même surface productive. Il ne distingue pas les cultures, les durées, les niveaux de chauffage ou les écarts de rendement. Une serre chauffée, un tunnel non chauffé et un abri saisonnier peuvent avoir des coûts très différents, même avec une même surface. L’outil ne répartit pas automatiquement l’énergie, la main-d’œuvre, l’eau, l’entretien ou l’amortissement : ajoutez ces postes à la charge variable ou aux charges fixes, sans les compter deux fois. Le coût par mètre carré n’est pas un coût par kilogramme vendu et ne donne aucune indication sur la marge sans prix de vente et rendement. Les pertes, les invendus, la qualité et les variations de prix des intrants ne sont pas modélisés. Pour une décision d’investissement ou d’assolement, rapprochez plusieurs scénarios de cycles et vérifiez les factures réelles de l’abri. Un taux de surface productive élevé peut améliorer le coût unitaire, mais il doit rester compatible avec les accès, la sécurité et les opérations quotidiennes.

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