Degrés-jours agricoles selon la température de base et la durée
Estimation
Résultat
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Ce calculateur estime un cumul de degrés-jours agricoles sur une période de croissance. Cet indicateur rapproche la température moyenne observée d’un seuil de base propre à la culture, puis additionne cet écart pendant le nombre de jours étudié. Il aide à comparer l’avancement thermique d’une parcelle avec un repère de cycle, à situer une intervention ou à suivre une saison plus fraîche ou plus chaude qu’une autre.
Données à saisir
Indiquez la température moyenne de la période en degrés Celsius. Il peut s’agir d’une moyenne quotidienne si vous calculez une journée, ou d’une moyenne représentative d’un ensemble de jours homogènes. Évitez de remplacer cette moyenne par la température maximale : cela gonflerait artificiellement le cumul. Lorsque les températures varient fortement, calculez plutôt plusieurs séquences homogènes et additionnez leurs résultats.
La température de base est le seuil en dessous duquel la croissance de la culture est considérée comme très faible ou non comptabilisée dans votre méthode. Elle dépend de l’espèce, de la variété et parfois du stade suivi. Utilisez la valeur retenue dans votre protocole agronomique ou dans vos références techniques ; le calculateur ne choisit pas ce seuil à votre place. Pour obtenir un cumul positif, la température moyenne saisie doit être supérieure à la température de base.
Le nombre de jours de la période indique combien de journées comparables sont représentées par la moyenne. Le coefficient de correction local est facultatif et vaut 1 par défaut. Il peut ajuster le cumul lorsqu’une mesure locale documentée montre un écart régulier avec la station utilisée : 1,05 augmente le résultat de 5 %, tandis que 0,95 le réduit de 5 %. Laissez 1 si vous n’avez pas de correction établie ; n’utilisez pas ce champ pour compenser au hasard une donnée manquante.
Fonctionnement du calcul
L’écart thermique utile est obtenu en retirant la température de base de la température moyenne. Le cumul brut est cet écart multiplié par le nombre de jours. Le cumul corrigé applique ensuite le coefficient local. Le résultat est exprimé en degrés-jours, une unité sans dimension physique de température mais très pratique pour comparer une accumulation de chaleur.
Exemple chiffré
Si la température moyenne est de 18 °C, la base de la culture de 10 °C et la période de 12 jours, l’écart utile est de 8 °C. Le cumul brut atteint donc 96 degrés-jours. Avec le coefficient local par défaut de 1, le cumul corrigé reste à 96. Une correction de 1,05 donnerait 100,8 degrés-jours, ce qui permet de rapprocher l’estimation d’un microclimat mesuré.
Hypothèses et limites
Le calcul suppose que la température moyenne représente correctement la période et que le seuil de base reste constant. Il ne tient pas compte d’un seuil supérieur, de la photopériode, de l’eau disponible, de la nutrition, du vent, du gel ou de la vitesse réelle de développement. Deux parcelles ayant le même cumul thermique peuvent donc présenter des stades différents.
Le résultat n’est pas une date automatique de récolte et ne remplace pas l’observation des plantes. Une moyenne située sous le seuil rend l’interprétation du cumul négatif inadaptée : découpez la période ou utilisez une méthode qui ne comptabilise pas ces journées. Comparez toujours la valeur avec un repère établi pour la culture et le stade concernés. Le coefficient de correction doit rester fondé sur des mesures locales, sinon il donne une précision apparente sans améliorer la décision.