Évaporation d’une mare agricole selon la surface et la météo

Estimation

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À quoi sert cette estimation ?

Ce calculateur estime la perte d’eau d’une mare agricole provoquée par l’évaporation sur une période donnée. Il aide à prévoir un appoint, à comparer plusieurs périodes météo ou à repérer l’effet d’un ombrage partiel. Le résultat ne décrit pas le niveau réel de la mare : il quantifie un flux d’eau à partir d’une surface exposée et d’un taux d’évaporation. Il peut servir au suivi d’une mare d’irrigation, d’un bassin d’abreuvement ou d’un point d’eau intégré à une exploitation.

Les données à saisir

Indiquez la surface moyenne libre de la mare, en mètres carrés. Utilisez la surface réellement exposée à l’air plutôt que la surface de la parcelle autour du point d’eau. Saisissez ensuite le taux d’évaporation moyen en millimètres par jour et la durée observée, en jours. Ce taux doit venir d’une mesure locale, d’une donnée météorologique ou d’une hypothèse adaptée à la saison. Un millimètre perdu sur un mètre carré correspond à un litre d’eau.

La pluie efficace sur la période est facultative et vaut 0 mm par défaut. Renseignez la hauteur qui atteint réellement la mare ; ne comptez pas une pluie ruisselant ailleurs ou absorbée par un sol sec. La réduction liée à l’ombrage est également facultative et vaut 0 % par défaut. Elle permet de représenter une couverture végétale, une ombrière ou une exposition partiellement protégée. Ces deux options changent le bilan final, mais elles ne modifient pas la perte brute calculée à partir du taux d’évaporation.

Fonctionnement du calcul

La perte brute est égale à la surface de la mare multipliée par l’évaporation quotidienne et par le nombre de jours. La réduction d’ombrage est ensuite appliquée à cette perte. Le volume de pluie efficace est calculé en multipliant la surface par la hauteur de pluie. Le besoin net est la perte corrigée moins cette pluie. Une valeur positive correspond au volume à remplacer dans l’hypothèse retenue ; une valeur négative indique que les apports de pluie dépassent la perte estimée. Le résultat est présenté en litres et en mètres cubes pour faciliter le suivi d’une cuve ou d’un apport.

Exemple chiffré

Pour une mare de 500 m², une évaporation moyenne de 4 mm par jour et une période de 10 jours, la perte brute est de 20 000 litres. Avec une réduction d’ombrage de 20 %, la perte corrigée devient 16 000 litres. Si 8 mm de pluie efficace atteignent la surface, l’apport représente 4 000 litres. Le besoin net à remplacer est donc de 12 000 litres, soit 12 m³. Une pluie plus abondante peut produire un bilan négatif ; cela ne signifie pas qu’il faut retirer exactement ce volume, car le niveau, le trop-plein et les infiltrations doivent être observés.

Hypothèses, limites et précautions

Le calcul suppose que la surface et le taux d’évaporation restent représentatifs pendant toute la période. Il ne tient pas compte de la variation de surface quand le niveau baisse, de l’infiltration dans le fond, des fuites, du ruissellement entrant ou sortant, de la consommation des animaux et des prélèvements d’irrigation. Le taux météorologique peut différer de l’évaporation de la mare selon le vent, la température, la végétation et la profondeur. L’ombrage est résumé par un seul pourcentage et ne remplace pas une mesure hydrologique. La pluie saisie doit être la pluie efficace sur le plan d’eau, pas seulement celle relevée à la station. Suivez le niveau réel et le trop-plein avant d’ajuster une alimentation. Une mare peut aussi avoir des contraintes de qualité d’eau, de sécurité, de biodiversité ou de réglementation que ce calcul ne mesure pas. Utilisez cette estimation pour préparer un ordre de grandeur et non pour décider seul d’un prélèvement ou d’un rejet.

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