Exposition au vent d’une parcelle agricole selon un seuil
Estimation
Résultat
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Ce calculateur mesure l’exposition d’une parcelle agricole à un épisode de vent dépassant un seuil retenu. Il compare la vitesse moyenne observée au seuil de suivi, cumule l’écart pendant la durée de l’épisode et rapporte l’événement à la surface réellement exposée. L’indicateur peut servir à documenter une situation de verse, de dessèchement, de casse ou de dérive, sans convertir automatiquement le vent en dommage ou en perte de rendement.
Données à saisir
Indiquez la surface étudiée en hectares. Elle doit correspondre à la parcelle ou à la zone dont la vitesse de vent est représentative. Si le relief, une haie ou un bâtiment protège une partie de la parcelle, vous pouvez conserver la surface totale et utiliser la fraction exposée facultative pour ne retenir que la zone effectivement concernée.
La vitesse moyenne de l’épisode est exprimée en kilomètres par heure. Utilisez une moyenne calculée sur la période retenue et précisez dans votre suivi s’il s’agit d’une mesure à la station, au bord de la parcelle ou dans la culture. Une rafale maximale ne doit pas être mélangée à une moyenne : elle peut être utile pour un autre diagnostic, mais elle ne décrit pas la même exposition.
Le seuil de vent retenu est la vitesse à partir de laquelle vous souhaitez suivre un risque pour la culture ou le chantier. Ce seuil dépend de l’espèce, du stade, de la hauteur de végétation, de l’humidité du sol et de la protection du site. Il ne s’agit pas d’une limite universelle. La durée de l’épisode est exprimée en heures et doit couvrir une période où la vitesse moyenne et le seuil restent comparables.
La fraction de surface exposée est facultative et vaut 100 % par défaut. Réduisez-la lorsque l’épisode n’a touché qu’une partie de la zone étudiée. Cette option modifie la surface exposée et les surface-heures, mais elle ne change pas l’écart de vitesse ni le cumul d’exposition par hectare.
Fonctionnement du calcul
L’écart de vent est obtenu en retirant le seuil à la vitesse moyenne observée. Le cumul d’exposition est cet écart multiplié par la durée en heures. La surface exposée est la surface étudiée multipliée par la fraction exposée. Les surface-heures exposées multiplient cette surface par la durée, afin de comparer des épisodes qui concernent des étendues ou des durées différentes.
Exemple chiffré
Pour 15 hectares exposés à une vitesse moyenne de 60 km/h pendant 6 heures, avec un seuil de suivi de 40 km/h, l’écart est de 20 km/h. Le cumul atteint 120 km/h·heures au-dessus du seuil. Toute la parcelle représente 15 ha exposés et 90 ha·heures. Si seulement la moitié est concernée, la surface-heures tombe à 45 ha·heures, tandis que le cumul par hectare reste de 120 km/h·heures.
Hypothèses et limites
Le calcul suppose que la vitesse moyenne représente correctement l’épisode et que le seuil reste constant. Il ne distingue pas les rafales, la direction du vent, les turbulences, la hauteur de mesure ou les effets de masque. Il ne tient pas compte de la structure de la culture, de son stade, de son enracinement, de l’humidité du sol ou de la protection par les haies.
L’indicateur ne donne pas une probabilité de casse et ne calcule ni perte de rendement, ni besoin d’irrigation, ni indemnisation. Deux parcelles présentant le même cumul peuvent réagir différemment. Utilisez des mesures localisées lorsque le relief crée de forts écarts, séparez les épisodes et ne comptez pas deux fois les mêmes heures. Pour une décision agronomique ou un dossier de sinistre, complétez le résultat par l’observation des plantes, la direction des rafales et l’état du sol. Le seuil choisi doit être documenté pour éviter de donner une précision apparente à un indicateur de suivi.