Fréquence d’imagerie agricole selon la durée, l’intervalle et les zones
Estimation
Résultat
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Planifier une fréquence d’imagerie agricole aide à suivre l’évolution d’une parcelle sans multiplier inutilement les acquisitions. Cette estimation indique combien de passages théoriques prévoir pendant une période de suivi, puis répartit ce volume entre les zones surveillées et les images réellement exploitables. Elle peut servir à préparer un suivi de levée, de stress hydrique, de vigueur ou de maturité, à condition de conserver la même définition de zone et un intervalle compatible avec la source d’images.
Données à saisir
Indiquez la durée du suivi en jours, depuis la première acquisition jusqu’à la fin de la période observée. Saisissez ensuite l’intervalle entre deux acquisitions, également en jours. Cet intervalle doit refléter la revisite possible du satellite, la disponibilité d’un drone ou la cadence de passage retenue par l’équipe. Enfin, renseignez le nombre de zones suivies. Une zone peut être une parcelle homogène, un bloc de culture ou une modalité d’essai qui nécessite une image distincte.
Le taux d’images exploitables est facultatif et vaut 100 % par défaut. Réduisez-le si la couverture nuageuse, la brume, les ombres ou un défaut de prise de vue rendent une partie des acquisitions inutilisable. Cette option modifie le nombre théorique d’images à conserver, pas le nombre de passages programmés.
Comment lire le calcul
Le nombre d’acquisitions par zone est estimé par 1 + durée du suivi ÷ intervalle. Le premier 1 représente l’image de départ. Le volume brut d’acquisitions est ensuite obtenu en multipliant ce nombre par le nombre de zones. Enfin, le volume exploitable correspond aux acquisitions brutes multipliées par le taux de qualité divisé par 100. Les résultats peuvent être décimaux : ils décrivent une moyenne théorique lorsque la durée n’est pas un multiple exact de l’intervalle. Arrondissez au nombre entier supérieur pour bâtir un calendrier opérationnel.
Exemple chiffré
Pour un suivi de 60 jours, une acquisition tous les 10 jours et 4 zones, le calcul prévoit 1 + 60 ÷ 10 = 7 acquisitions par zone, soit 28 acquisitions brutes. Avec 75 % d’images exploitables, 28 × 75 ÷ 100 = 21 images utiles sont attendues. Si la première image n’est pas disponible, supprimez-la du planning réel plutôt que de masquer ce manque en augmentant artificiellement le taux de qualité.
Hypothèses
La cadence est supposée régulière et chaque zone nécessite une acquisition comparable. Le calcul ne tient pas compte du chevauchement possible d’une même image sur plusieurs zones ; il raisonne donc en acquisitions affectées à chaque zone. Le taux d’images exploitables est un scénario de planification, non une mesure météorologique.
Limites et précautions
La qualité d’une image dépend de la résolution, de l’angle de prise de vue, de la couverture nuageuse, de la luminosité, du vent et du réglage du capteur. Une image exploitable n’est pas automatiquement une mesure agronomique comparable : les dates, les capteurs et les corrections doivent rester cohérents. Ne transformez pas le résultat en recommandation de traitement ; utilisez-le pour organiser les observations, puis faites interpréter les indicateurs par rapport au stade de la culture et aux mesures de terrain.