Marge d’une culture sous abri selon la récolte et les charges
Estimation
Résultat
Le calcul est effectué dans votre navigateur. Les valeurs saisies ne sont pas envoyées à un serveur distant.
À quoi sert ce calculateur ?
Une culture sous serre ou sous tunnel peut produire beaucoup sur une petite surface, mais son résultat économique dépend autant du prix obtenu que des charges engagées pour chaque mètre carré. Une récolte commercialisable n’est pas encore une marge : il faut déduire les dépenses directement liées à la conduite et, lorsque c’est pertinent, une charge fixe de campagne. Ce calculateur estime la recette et la marge d’une culture sous abri à partir d’une production vendable exprimée par mètre carré. Il fournit aussi une marge par mètre carré et un taux de marge rapporté à la recette, afin de comparer plusieurs cultures ou plusieurs scénarios de prix.
Les données à saisir
Renseignez la surface totale de l’abri en mètres carrés, puis la récolte commercialisable moyenne par mètre carré, en kilogrammes. Utilisez une production vendable, déjà corrigée des pertes et déclassements, pour ne pas compter deux fois la part non écoulée. Le troisième champ est le prix moyen de vente en euros par kilogramme. Il doit refléter le débouché étudié : vente directe, contrat, marché de gros ou mélange de plusieurs canaux.
Le coût variable par mètre carré est obligatoire. Il peut regrouper les plants, substrats, fertilisants, eau, énergie directement attribuée, emballages et temps payé selon la méthode de votre exploitation. Une charge fixe de campagne est facultative et vaut zéro par défaut. Ajoutez-la lorsqu’elle concerne réellement la culture étudiée, par exemple une préparation commune répartie sur la campagne. Laissez-la à zéro si vos charges fixes sont analysées dans un budget séparé.
Comment le calcul fonctionne
La recette est la surface multipliée par la récolte vendable par mètre carré, puis par le prix moyen. Les charges variables appliquent le coût au mètre carré à la surface totale. La marge nette estimée soustrait les charges variables et la charge fixe de la recette. La marge par mètre carré divise cette marge par la surface. Le taux de marge rapporte enfin la marge nette à la recette et s’exprime en pourcentage.
Exemple chiffré
Pour 1 000 m² produisant 12 kg commercialisables par mètre carré, à 2,40 €/kg, la recette atteint 28 800 €. Avec 14 € de coûts variables par mètre carré, ces charges représentent 14 000 €. Si une charge fixe de campagne de 2 500 € est ajoutée, la marge nette estimée est de 12 300 €, soit 12,30 €/m². Le taux de marge ressort à environ 42,7 % de la recette.
Hypothèses et précautions
Le calcul suppose que la récolte, le prix et le coût variable sont des moyennes cohérentes pour toute la surface. Il ne tient pas compte des cycles successifs, des investissements, de l’amortissement de la serre, du financement, des impôts, de la rémunération du chef d’exploitation ou des variations de prix au cours de la saison. Une charge fixe commune à plusieurs cultures doit être répartie selon une règle explicite avant d’être saisie. La marge nette affichée est donc une marge de gestion selon le périmètre choisi, pas nécessairement un résultat comptable. Vérifiez aussi que la production indiquée est commercialisable et non une production brute. Les frais de chauffage, d’irrigation ou de main-d’œuvre peuvent être variables ou fixes selon votre méthode : choisissez une convention et gardez-la identique pour comparer les scénarios. Une marge positive ne garantit ni la trésorerie ni la rentabilité d’un nouvel équipement. Pour décider, confrontez plusieurs prix, rendements et niveaux de charges avec des données observées.