Masse sèche d’une récolte de biomasse selon la surface, le rendement et l’humidité
Estimation
Résultat
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À quoi sert ce calculateur de récolte de biomasse ?
Ce calculateur estime la masse fraîche et la masse sèche d’une récolte de biomasse, puis la fraction effectivement conservée après les pertes de chantier. Il relie une surface, un rendement frais et une teneur en matière sèche pour préparer un stockage, un transport ou une valorisation énergétique. Le résultat permet de comparer un tonnage observé à une capacité de silo ou à un objectif de matière sèche.
La masse fraîche contient une quantité d’eau variable. Exprimer la récolte en matière sèche facilite la comparaison entre lots récoltés à des humidités différentes. L’outil reste une estimation de bilan de masse : il ne choisit pas une date de récolte et ne qualifie pas la biomasse pour un procédé particulier.
Données à saisir
Indiquez la surface récoltée en hectares et le rendement frais en tonnes par hectare. La surface doit correspondre à la zone réellement coupée, et non à une surface semée dont une partie serait restée en place. Le rendement frais peut venir d’une pesée, d’un échantillon extrapolé ou d’une estimation de parcelle, à condition d’utiliser la même culture et la même période.
Renseignez la teneur en matière sèche en pourcentage. Une valeur de 35 % signifie que 35 % de la masse fraîche correspond à de la matière sèche et que le reste est principalement de l’eau. Le champ facultatif « Pertes de chantier » vaut 0 % par défaut. Utilisez-le pour retirer une fraction laissée au champ, perdue au chargement ou non récupérée pendant la manutention. Cette option réduit les masses retenues, mais ne modifie pas la récolte brute estimée.
Fonctionnement du calcul
La masse fraîche brute est obtenue en multipliant la surface par le rendement frais. La masse sèche brute correspond à cette masse fraîche multipliée par la teneur en matière sèche divisée par 100. La masse fraîche retenue après pertes est la masse fraîche brute multipliée par 1 moins le taux de pertes divisé par 100. La masse sèche retenue applique le même facteur à la masse sèche brute. Afficher les deux bases permet de suivre à la fois le poids à transporter et la matière sèche réellement stockée.
Exemple chiffré
Pour 15 ha récoltés à 32 t fraîches par hectare et 38 % de matière sèche, la masse fraîche brute est de 480 t. La masse sèche brute atteint 480 × 0,38 = 182,4 t. Avec 6 % de pertes de chantier, la masse fraîche retenue est de 451,2 t et la masse sèche retenue de 171,456 t. Sans pertes saisies, la masse retenue reste égale à la masse brute. Cette différence doit être prise en compte lorsqu’un stockage est dimensionné sur un tonnage livré.
Hypothèses, limites et précautions
Le modèle suppose que le rendement frais et la teneur en matière sèche représentent l’ensemble de la surface. Une parcelle peut pourtant varier selon le sol, la date de coupe, la hauteur de fauche, la variété et la météo. La teneur en matière sèche doit provenir d’un échantillon représentatif ou d’une mesure adaptée au produit, car une estimation visuelle de l’humidité peut entraîner une erreur importante.
Les pertes de chantier sont regroupées dans un seul pourcentage. Le calcul ne distingue pas les pertes au champ, au transport, au stockage ou à la reprise et ne prévoit ni échauffement, ni fermentation, ni tassement, ni évolution ultérieure de l’humidité. La masse sèche retenue n’indique ni le pouvoir calorifique, ni la qualité sanitaire, ni la digestibilité. Elle ne dimensionne pas seule un silo, une chaudière, un méthaniseur ou une ration. Pour une décision technique, mesurez les lots séparément, contrôlez l’humidité à la réception et ajoutez les pertes du procédé ou les consommations auxiliaires dans un bilan distinct. Vérifiez également que les unités de rendement et de surface correspondent à la même zone.