Pertes de récolte dues au gel selon la surface et les dégâts
Estimation
Résultat
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À quoi sert ce calculateur ?
Un épisode de gel peut détruire une partie d’une récolte sans faire disparaître toute la production. Pour apprécier son impact, il faut distinguer ce qui était attendu avant le gel, la part réellement touchée, la production encore récupérable après tri et la perte nette. Ce calculateur fournit cette estimation à partir de la surface concernée, du rendement attendu et d’un taux de dégâts.
Il affiche les tonnes potentielles, la perte brute, la quantité touchée qui reste récupérable et la perte nette. Un prix indicatif facultatif permet d’exprimer cette dernière en euros. Le résultat aide à préparer un constat ou à comparer des scénarios, mais il ne remplace pas une déclaration de sinistre, une expertise ni une comptabilité.
Quelles données saisir ?
Indiquez la surface touchée en hectares et le rendement attendu avant le gel en tonnes par hectare. Le rendement doit correspondre à la culture et au stade étudiés, en s’appuyant si possible sur des références de la parcelle. Saisissez ensuite la part de rendement détruite par le gel en pourcentage. Si les dégâts sont très différents d’une zone à l’autre, calculez chaque zone séparément plutôt que d’utiliser une moyenne trop optimiste.
Le prix indicatif de la récolte est facultatif et vaut 0 € par tonne par défaut. Renseignez-le seulement si vous souhaitez une valorisation et si le prix correspond à la qualité qui aurait été vendue. La part de la récolte touchée encore récupérable est aussi facultative et vaut 0 % par défaut. Elle représente une récolte déclassée, triée ou valorisée partiellement. Ces deux options modifient l’interprétation économique, mais pas les tonnes potentielles ni la perte brute.
Comment le calcul fonctionne-t-il ?
La production potentielle est égale à la surface multipliée par le rendement attendu par hectare. La perte brute est cette production multipliée par le taux de dégâts. La part récupérable est calculée sur la perte brute, puis déduite pour obtenir la perte nette. Lorsque le prix est renseigné, la valeur indicative correspond à la perte nette en tonnes multipliée par ce prix. La quantité récupérable n’est donc pas ajoutée à la production saine : elle est soustraite de la perte brute.
Exemple chiffré
Une parcelle de 10 ha devait produire 4 t/ha, soit 40 t sans gel. Avec 50 % de dégâts, la perte brute atteint 20 t. Si 20 % de cette perte reste récupérable après tri, 4 t peuvent encore être valorisées et la perte nette est de 16 t. Avec un prix indicatif de 220 €/t, la valeur de la perte nette est de 16 × 220 = 3 520 €. Les 4 t récupérables peuvent toutefois être vendues à un prix inférieur si leur qualité a diminué.
Hypothèses et limites
Le calcul suppose que la surface et le rendement attendu sont homogènes et que le taux de dégâts s’applique à toute la production potentielle. Il considère la part récupérable comme une fraction de la perte brute. Le prix est appliqué à la perte nette avec un tarif unique, sans modéliser le déclassement.
L’outil ne simule pas la date du gel, le stade de la culture, la température, la durée d’exposition, la variété, l’irrigation antigel ou les différences entre parcelles. Il ne calcule pas les coûts de tri, les frais de récolte maintenus, les indemnités d’assurance ou l’évolution du prix. Il ne vérifie pas les seuils d’un contrat climatique. Pour un dossier, conservez les relevés météo, les photographies, les zones touchées et les rendements historiques. Utilisez ensuite les méthodes demandées par l’assureur ou l’organisme compétent. Enfin, ne transformez pas la valeur estimée en perte comptable définitive sans tenir compte de la qualité réelle et des ventes effectivement réalisées.