Recharge de la réserve utile selon la pluie et l’irrigation
Estimation
Résultat
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Ce calculateur estime la quantité d’eau qui peut recharger la réserve utile d’un sol après un épisode de pluie ou d’irrigation. Il aide à interpréter un apport d’eau en le comparant au déficit encore disponible dans la zone racinaire. Le résultat distingue l’eau réellement infiltrée, la recharge retenue par le sol et l’excédent qui dépasse la capacité de stockage restante. Il fournit aussi la réserve finale en millimètres. Cette lecture est utile pour préparer un tour d’eau, comparer une pluie à une irrigation ou suivre l’évolution d’une parcelle sans confondre l’eau reçue avec l’eau conservée.
Saisissez la réserve actuelle du sol en millimètres, puis sa capacité maximale de réserve utile. La réserve actuelle représente l’eau déjà disponible pour la culture au début de l’épisode. La capacité maximale correspond à la réserve utile complète de la couche explorée par les racines. Le troisième champ obligatoire est l’apport de pluie en millimètres. Deux options facultatives complètent le scénario. L’apport d’irrigation vaut 0 mm par défaut; il permet d’ajouter une lame distribuée par le réseau. L’efficacité d’infiltration vaut 80 % par défaut; elle représente la part de la pluie et de l’irrigation qui entre effectivement dans le sol au lieu de ruisseler, s’évaporer rapidement ou rester indisponible.
Le calcul additionne la pluie et l’irrigation, puis applique l’efficacité d’infiltration pour obtenir l’eau efficace. Il calcule ensuite le déficit de réserve, c’est-à-dire la capacité maximale moins la réserve actuelle. La recharge retenue est limitée par ce déficit: si l’apport efficace dépasse la place disponible, seule la quantité nécessaire pour atteindre la capacité est ajoutée. L’excédent est affiché séparément. La réserve finale est la réserve actuelle augmentée de la recharge retenue. Toutes les lames restent exprimées en millimètres sur la profondeur de sol étudiée; il ne s’agit pas directement d’un volume en mètres cubes.
Exemple: une parcelle possède 80 mm de réserve sur une capacité de 200 mm. Elle reçoit 70 mm de pluie et 40 mm d’irrigation. Avec 80 % d’efficacité, l’eau efficace vaut 110 × 0,80 = 88 mm. Le déficit initial est de 120 mm, donc les 88 mm peuvent être entièrement retenus. La recharge est de 88 mm, la réserve finale atteint 168 mm et l’excédent est nul. Si la réserve initiale avait été de 180 mm avec le même apport, le déficit n’aurait été que de 20 mm: la recharge serait plafonnée à 20 mm et 68 mm seraient comptés comme excédent.
Le modèle suppose que la réserve actuelle et la capacité sont exprimées sur la même profondeur et avec la même méthode. Il ne transforme pas automatiquement une humidité massique en millimètres, ne distingue pas les horizons et ne modélise pas les remontées capillaires, le drainage profond, le ruissellement détaillé, l’évaporation ou la consommation de la culture pendant l’épisode. Une efficacité unique simplifie des phénomènes qui dépendent de l’intensité de pluie, de la pente, de la structure, de la couverture du sol et de l’état de surface. Si la réserve actuelle dépasse la capacité saisie, le scénario n’est pas cohérent et doit être corrigé. Utilisez le résultat comme un bilan ponctuel, puis confrontez-le aux sondages, à la météo, au type de sol, à la profondeur racinaire et aux recommandations d’irrigation locales.