Rendement d’une culture médicinale selon la matière sèche et les pertes
Estimation
Résultat
Le calcul est effectué dans votre navigateur. Les valeurs saisies ne sont pas envoyées à un serveur distant.
Le rendement d’une culture médicinale ne correspond pas toujours au poids récolté à la sortie de la parcelle. Une partie de la biomasse fraîche est constituée d’eau, puis une autre partie peut être écartée au tri, au séchage ou au conditionnement. Pour comparer une parcelle, prévoir un débouché ou estimer un volume réellement valorisable, il est donc utile de distinguer la biomasse fraîche, la matière sèche potentielle et le rendement sec commercialisable. Ce calculateur fournit cette lecture en quelques champs directement liés à la récolte.
Données à saisir
Indiquez la surface cultivée en hectares et la biomasse fraîche attendue par hectare, en tonnes. Cette biomasse peut provenir d’un historique de récolte, d’un essai ou d’une estimation technique ; utilisez une valeur représentative du stade et de la partie de plante réellement récoltée. Saisissez ensuite la teneur en matière sèche en pourcentage. Elle décrit la fraction qui reste après retrait de l’eau et doit être cohérente avec la méthode de mesure utilisée.
La perte au tri est facultative et vaut 15 % par défaut. Elle regroupe les feuilles trop abîmées, les impuretés, les lots déclassés et les pertes de préparation qui ne seront pas vendus comme produit sec. Réduisez ce pourcentage si le tri est très maîtrisé, ou augmentez-le si la récolte est hétérogène. Cette option change le rendement commercialisable, mais ne modifie ni la biomasse fraîche ni la matière sèche potentielle.
Comment le calcul fonctionne-t-il ?
La biomasse fraîche totale multiplie le rendement frais par hectare par la surface. La matière sèche potentielle totale multiplie cette biomasse par la teneur en matière sèche convertie en fraction. Le rendement sec commercialisable applique ensuite la part conservée après tri, obtenue en retirant la perte au tri de 100 %. Enfin, le résultat est rapporté à l’hectare pour faciliter la comparaison entre parcelles de tailles différentes. Les tonnes restent l’unité commune entre les étapes ; le calcul ne convertit pas la matière sèche en nombre de sachets, en chiffre d’affaires ou en dose de produit.
Exemple chiffré
Pour 6 ha produisant 18 t de biomasse fraîche par hectare, la biomasse récoltée atteint 108 t. Avec 30 % de matière sèche, la matière sèche potentielle est de 32,4 t. Une perte au tri de 15 % laisse 85 % de cette matière, soit 27,54 t de produit sec commercialisable. Le rendement commercialisable moyen est donc de 4,59 t/ha. Si la perte passe à 25 %, le rendement sec vendable descend à 24,3 t sur la parcelle, même si la récolte fraîche et sa teneur en matière sèche restent identiques.
Hypothèses et limites
Le modèle suppose que la biomasse fraîche par hectare est homogène sur la surface et que la teneur en matière sèche s’applique à toute la récolte. Il considère la perte au tri comme un pourcentage unique ; il ne détaille pas les pertes de séchage, les lots par qualité, les rendements d’extraction, l’humidité finale réglementaire, les principes actifs ou les prix. Le rendement calculé est un repère de planification, pas une garantie de production ni une analyse de qualité médicinale. Pour une décision commerciale, mesurez plusieurs échantillons, séparez les parties de plante destinées à des usages différents et vérifiez les exigences du débouché.