Risque d’érosion d’un sol limoneux selon la pluie, la pente et la couverture
Estimation
Résultat
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À quoi sert ce calculateur d’érosion ?
Ce calculateur estime une pression érosive relative pour une parcelle à dominante limoneuse. Il aide à comparer des situations concrètes : une même parcelle avant et après la mise en place d’un couvert, deux épisodes pluvieux ou plusieurs champs soumis à des pentes différentes. Le résultat n’est pas une quantité de terre perdue en tonnes. C’est un indice de comparaison construit à partir de la pluie, de la pente et de la part de sol qui reste exposée. Cette lecture est adaptée à un premier repérage des situations qui méritent une observation plus attentive.
Les données à saisir
Renseignez la surface concernée en hectares, la hauteur de pluie de l’épisode en millimètres et la pente moyenne en pourcentage. Une pluie de 50 mm correspond à 50 dans le champ, et une pente de 10 % doit également être saisie comme 10. La surface peut désigner une bande de parcelle, un versant ou l’ensemble du champ, selon le périmètre que vous souhaitez comparer. Le champ facultatif « Couverture protectrice du sol » accepte une valeur de 0 à 100 %. Il peut représenter un couvert végétal, des résidus bien répartis ou un paillage. Sa valeur par défaut est 0 % : vous pouvez la conserver si aucun effet protecteur n’est retenu dans votre scénario. Cette option n’est utile que si vous voulez mesurer l’effet d’une couverture sur la part exposée.
Comment le calcul fonctionne
Le volume de pluie reçu est calculé avec la relation : hauteur de pluie × surface × 10. Le facteur 10 convertit des millimètres tombés sur des hectares en mètres cubes. Le volume exposé théorique retire ensuite la part protégée. L’indice relatif combine la hauteur de pluie, la pente convertie en fraction et la part non couverte. La surface intervient donc dans le volume reçu, tandis que l’indice reste comparable entre parcelles de tailles différentes. La part exposée est affichée séparément pour rendre l’effet de la couverture facile à lire.
Exemple chiffré
Pour 10 ha, 50 mm de pluie, une pente moyenne de 10 % et une couverture de 30 %, le volume reçu est de 50 × 10 × 10, soit 5 000 m³. La part non couverte est de 70 %, ce qui donne un volume exposé théorique de 3 500 m³ et une part exposée de 70 %. L’indice relatif vaut 50 × 0,10 × 0,70, soit 3,5 points. Si la couverture passe à 60 % sans changer les autres valeurs, l’indice descend à 2 points. La baisse ne signifie pas que 1,5 tonne de terre est évitée : elle mesure seulement une pression relative plus faible dans le modèle.
Hypothèses et limites
Le modèle suppose que la pluie est répartie sur la surface et que la couverture réduit proportionnellement la part exposée. Il ne simule ni l’infiltration, ni l’intensité minute par minute, ni la longueur de pente, ni la battance, ni la structure exacte du sol, ni le travail du sol ou les aménagements anti-érosion. Un sol limoneux peut produire beaucoup de ruissellement lors d’une averse brève et intense, même si la hauteur totale de pluie paraît modérée. L’indice ne remplace donc ni une mesure de pertes en terre, ni une étude hydraulique, ni un diagnostic agronomique. Comparez des scénarios décrits avec les mêmes unités et confrontez le résultat aux traces de ruissellement, aux zones de dépôt et à l’état réel de la couverture.
Utilisez cette estimation pour hiérarchiser les observations et discuter de mesures comme le maintien des résidus, l’implantation d’un couvert ou le travail en travers de la pente. Une couverture de 100 % donne une part exposée nulle dans le calcul, mais ne signifie pas que la parcelle est imperméable ou qu’aucun écoulement ne peut se produire.