Stock de carbone d’une forêt agricole selon la biomasse et la surface
Estimation
Résultat
Le calcul est effectué dans votre navigateur. Les valeurs saisies ne sont pas envoyées à un serveur distant.
À quoi sert ce calcul ?
Une forêt agricole, une plantation de bordure ou un système agroforestier peut stocker du carbone dans sa biomasse. Pour obtenir un premier ordre de grandeur, il faut relier le nombre d’arbres à une biomasse sèche moyenne, puis distinguer la fraction de cette biomasse qui correspond au carbone. Ce calculateur estime ainsi la biomasse sèche, le stock actuel de carbone et une évolution projetée. Il peut aider à comparer des scénarios de plantation ou à structurer un suivi, mais il ne remplace pas un inventaire forestier ni une méthode de comptabilisation certifiée.
Les données à saisir
Indiquez la surface de la forêt en hectares et le nombre total d’arbres concernés. La surface sert à documenter le périmètre étudié ; le calcul du stock repose ensuite sur l’effectif réellement inclus. Saisissez la biomasse sèche moyenne par arbre, en kilogrammes. Cette valeur doit exclure l’eau et représenter la partie de l’arbre couverte par votre estimation. Elle peut provenir d’un inventaire, d’un échantillon pesé ou d’une relation adaptée à l’essence et à l’âge des arbres.
La part de carbone dans la biomasse sèche est facultative et vaut 50 % par défaut. Elle modifie directement le stock calculé ; remplacez-la lorsqu’une donnée propre aux essences ou au protocole est disponible. La variation annuelle estimée du stock est aussi facultative et vaut 0 % par défaut. Elle sert à explorer un scénario de croissance nette, pas à certifier une séquestration. La durée de projection est facultative et vaut 1 an. Ces trois champs peuvent rester à leur valeur par défaut pour afficher uniquement le stock actuel. Pour une projection, renseignez une variation et une durée cohérentes avec votre suivi.
Fonctionnement du calcul
La biomasse sèche est obtenue en multipliant le nombre d’arbres par la biomasse moyenne, puis en convertissant les kilogrammes en tonnes. Le stock actuel de carbone applique à cette biomasse la fraction de carbone saisie. La variation annuelle estimée correspond à ce stock multiplié par le taux annuel. Pour la projection, cette variation annuelle est multipliée par le nombre d’années et ajoutée au stock initial. Le modèle applique donc une évolution linéaire : il ne recalcule pas la biomasse chaque année et ne produit pas d’effet composé.
Exemple chiffré
Une plantation compte 1 000 arbres sur 2 ha, avec une biomasse sèche moyenne de 200 kg par arbre. La biomasse totale est de 200 tonnes. En retenant 50 % de carbone, le stock actuel estimé est de 100 tonnes de carbone. Avec une variation annuelle hypothétique de 2 % et une projection de 10 ans, la variation est de 2 tonnes de carbone par an et l’ajout projeté atteint 20 tonnes. Le stock projeté est donc de 120 tonnes de carbone. Si la biomasse moyenne est révisée à la suite d’un inventaire, le stock actuel et toute la projection changent.
Hypothèses et limites
Le modèle suppose que la biomasse moyenne représente tous les arbres et que la fraction de carbone est homogène. Il ne distingue pas les essences, les classes d’âge, les parties aériennes, les racines, le bois mort, la litière ou le carbone du sol. Il ne soustrait pas les prélèvements, la mortalité, les incendies, les changements d’usage ou les émissions liées à la gestion. La variation annuelle est une hypothèse linéaire et ne tient pas compte de la croissance qui ralentit avec l’âge. Les résultats sont exprimés en tonnes de carbone, pas automatiquement en tonnes de CO₂ équivalent : la conversion et les règles de déclaration dépendent du cadre utilisé. Faites valider les données et la méthode par un inventaire adapté avant toute communication environnementale, rémunération ou demande de crédit carbone.