Surface nécessaire d’une culture médicinale selon l’objectif de matière sèche
Estimation
Résultat
Le calcul est effectué dans votre navigateur. Les valeurs saisies ne sont pas envoyées à un serveur distant.
À quoi sert cette estimation ?
Ce calculateur estime la surface à consacrer à une culture médicinale pour atteindre un objectif de matière sèche commercialisable. Il est utile lorsqu’un acheteur annonce un volume sec à fournir, alors que l’exploitation raisonne d’abord en hectares et en rendement frais. Le calcul sépare la matière sèche et la part vendable, puis ajoute une marge de planification si la campagne comporte un risque de rendement ou de tri. Il aide ainsi à cadrer un assolement et à repérer la surface minimale théorique.
Les données à saisir
Indiquez la quantité de matière sèche commercialisable recherchée en kilogrammes. Il s’agit du volume qui doit rester disponible après le séchage, le tri et les écarts de qualité. Saisissez ensuite le rendement frais attendu en tonnes par hectare, puis le taux de matière sèche. Le rendement doit correspondre à la partie effectivement récoltée et le taux de matière sèche à un lot comparable, mesuré dans des conditions proches de celles prévues.
La part commercialisable est facultative et vaut 85 % par défaut. Elle traduit la proportion de matière sèche qui respecte le débouché après tri. La marge de planification est également facultative et vaut 10 %. Elle augmente la surface retenue pour absorber une baisse de rendement ou un tri plus sévère. Ces options ne changent pas la surface minimale calculée à partir des données centrales : elles produisent une surface de projet plus prudente. Laissez les valeurs proposées pour un premier cadrage, puis remplacez-les par votre historique ou par les exigences de l’acheteur.
Fonctionnement du calcul
La quantité sèche commercialisable par hectare est obtenue en convertissant le rendement frais en kilogrammes, puis en appliquant le taux de matière sèche et la part vendable. La surface minimale divise l’objectif de matière sèche par cette production vendable à l’hectare. Le calcul applique ensuite la marge de planification pour obtenir une surface conseillée. La récolte fraîche correspond à cette surface conseillée multipliée par le rendement frais. Les hectares affichés sont une estimation de planification et doivent être arrondis selon les limites réelles des parcelles et des équipements.
Exemple chiffré
Pour viser 6 800 kg de matière sèche commercialisable, avec 8 t de matière fraîche par hectare, 25 % de matière sèche et 85 % de produit vendable, la production retenue est de 1 700 kg par hectare. La surface minimale est donc de 4 ha. Avec une marge de planification de 10 %, la surface de projet passe à 4,4 ha. Le rendement frais correspondant est alors de 35,2 t. Sans marge, la surface calculée reste 4 ha : la différence entre les deux valeurs représente une protection contre les aléas, pas une production garantie.
Hypothèses, limites et précautions
Le calcul suppose que le rendement frais, la matière sèche et la part commercialisable sont constants sur toute la surface. Une parcelle peut pourtant présenter des écarts dus au sol, à l’exposition, à la variété, au stade de coupe, à l’eau ou aux maladies. Le taux de matière sèche ne permet pas à lui seul de juger la qualité ou la conformité d’une plante médicinale. L’identification botanique, les contaminants, les résidus, la conservation, le conditionnement et les analyses doivent être gérés séparément. La part vendable dépend du cahier des charges et du débouché : elle ne garantit ni l’achat ni le prix. La marge de planification n’est pas un coefficient agronomique officiel et ne remplace pas un scénario de rendement prudent. Les résultats ne déduisent pas les surfaces non accessibles, les bordures, les rotations, les délais de séchage ou la capacité de récolte. Avant de retenir une surface, vérifiez la disponibilité du terrain, la main-d’œuvre, le matériel et les installations de séchage. Comparez plusieurs taux de matière sèche et de tri, conservez les pesées par lot et arrondissez la surface avec une règle cohérente. L’estimation sert à préparer un objectif de production : elle ne remplace pas un plan de culture, une analyse de qualité ou un engagement commercial.
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