Capacité d’une ligne de tri selon la cadence et le temps de fonctionnement
Estimation
Résultat
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À quoi sert ce calculateur ?
Ce calculateur estime la quantité qu’une ligne de tri peut traiter sur une journée ou une période donnée. Il part de la cadence nominale de la machine, du nombre d’heures réellement prévues et du nombre de jours d’utilisation. Il applique ensuite un taux de disponibilité pour tenir compte des pauses, réglages, nettoyages, changements de lot et arrêts courants. Une seconde correction indique la part qui reste commercialisable après le tri.
L’outil aide à vérifier si une ligne peut absorber une récolte, à comparer deux horaires ou à repérer l’écart entre une capacité théorique et une capacité exploitable. Il peut servir à préparer un planning de réception ou à discuter d’un investissement. Le résultat est une capacité de référence : il ne garantit pas le débit obtenu sur chaque produit ni la qualité du tri.
Quelles données saisir ?
Renseignez la cadence de tri en kilogrammes par heure, le nombre d’heures de fonctionnement par jour et le nombre de jours de la période étudiée. La cadence doit correspondre au produit et au réglage visé, pas seulement à la vitesse maximale affichée par le constructeur. Les heures doivent exclure les pauses et les opérations que vous ne voulez pas considérer comme du tri productif. La période peut représenter une semaine, un mois, une campagne courte ou un calendrier de réception : choisissez l’unité de temps qui correspond à votre décision.
Deux options sont facultatives. Le taux de disponibilité, réglé par défaut à 85 %, réduit la capacité nominale pour tenir compte des arrêts et du temps non productif. Augmentez-le uniquement si vos relevés montrent une ligne très stable. La part commercialisable, fixée à 90 % par défaut, estime la fraction du produit qui reste vendable après retrait des déchets, défauts ou lots déclassés. Elle ne réduit pas le temps de fonctionnement : elle transforme la quantité traitée en quantité valorisable.
Comment le calcul fonctionne-t-il ?
La capacité nominale quotidienne est la cadence multipliée par les heures de tri. La capacité nominale de la période multiplie ce résultat par le nombre de jours. Le taux de disponibilité est converti en coefficient et appliqué à cette quantité pour obtenir la capacité effectivement traitée. Enfin, la capacité commercialisable applique le taux de produit vendable à la capacité traitée. Le calcul conserve les décimales pour comparer des scénarios ; dans un planning réel, il faut tenir compte des lots entiers, des horaires d’équipe et des temps de transfert.
Exemple chiffré
Une ligne réglée à 1 200 kg/h, utilisée 8 heures par jour pendant 20 jours, affiche une capacité nominale de 192 000 kg sur la période. Avec une disponibilité de 85 %, la quantité effectivement traitée est estimée à 163 200 kg. Si 90 % du produit est commercialisable après le tri, la capacité vendable ressort à 146 880 kg. Cette valeur permet de la comparer à une récolte prévue, mais il faut encore répartir les apports par jour et vérifier les contraintes de stockage.
Hypothèses et limites
Le modèle suppose que la cadence moyenne, les heures quotidiennes et la disponibilité restent constants. Il ne distingue pas les variétés, calibres, niveaux d’humidité, matières étrangères ou changements de réglage. Un produit fragile ou irrégulier peut imposer une vitesse plus faible que la cadence nominale. Le taux de disponibilité est une hypothèse de fonctionnement, pas une mesure automatique des pannes.
La capacité commercialisable n’est pas un rendement agronomique et ne prédit pas le prix. Les refus peuvent dépendre du cahier des charges, du marché, du stockage et du travail de contrôle. Pour un investissement, confrontez les résultats aux essais du fournisseur, aux relevés de cadence et aux temps de nettoyage. Vérifiez aussi que les jours saisis correspondent aux jours de réception et non à toute la durée de la campagne. Une ligne peut avoir une capacité suffisante en kilogrammes tout en étant limitée par les quais, les opérateurs, les caisses ou la chaîne du froid : ces goulets d’étranglement restent à étudier séparément.