Compatibilité des solutions biologiques

Estimation

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Le calcul est effectué dans votre navigateur. Les valeurs saisies ne sont pas envoyées à un serveur distant.

À quoi sert ce calculateur ?

Avant d’associer deux solutions biologiques dans une même préparation, un essai en petit volume peut révéler une incompatibilité visible : floculation, dépôt, séparation persistante ou autre changement qui rend le mélange difficile à utiliser. Ce calculateur résume plusieurs essais comparables afin d’obtenir un taux de mélanges restés visuellement stables et de le confronter à un seuil de prudence. Il s’agit d’un indicateur de préparation, pas d’une autorisation de mélange ni d’une preuve d’efficacité agronomique.

Quelles données saisir ?

Indiquez le nombre total d’essais réalisés avec le même protocole, puis le nombre d’essais sans changement visible à la fin de l’observation. Ces deux nombres doivent concerner la même combinaison de produits, la même eau et le même ordre d’incorporation. Saisissez enfin la durée d’observation en heures. Cette durée sert à ramener les incidents observés à une journée pour comparer des protocoles qui ne sont pas suivis pendant le même temps.

Le champ facultatif « seuil minimal de stabilité » vaut 90 % par défaut. Il représente le niveau de réussite que vous souhaitez atteindre avant de poursuivre l’examen du mélange. Vous pouvez le modifier si votre protocole interne fixe un autre repère, mais il ne remplace pas les indications des étiquettes, les données du fabricant ou un avis technique.

Comment le résultat est-il calculé ?

Le taux de stabilité visuelle est égal au nombre d’essais sans changement divisé par le nombre total d’essais, puis multiplié par 100. Le taux d’instabilité correspond à la part restante des essais ayant présenté un changement. L’écart au seuil est le taux de stabilité observé moins le seuil choisi : une valeur positive signifie que le repère est atteint, tandis qu’une valeur négative invite à suspendre l’interprétation. Le dernier résultat rapporte les essais instables à 24 heures d’observation.

Exemple : sur 20 essais, 18 restent homogènes après 24 heures, avec un seuil de 90 %. La stabilité observée est de 18 ÷ 20 × 100 = 90 %, l’instabilité est de 10 %, l’écart au seuil est nul et le rythme d’incidents vaut 2 ÷ 24 × 24 = 2 essais instables par jour. Si 10 essais sur 12 restent stables après 48 heures avec un seuil de 80 %, le taux atteint 83,33 % et dépasse le seuil de 3,33 points.

Hypothèses et limites

Le calcul suppose que les essais sont indépendants, que « sans changement visible » est défini de la même manière à chaque observation et que la durée commence au moment du mélange. Il ne mesure ni la concentration des matières actives, ni la sélectivité pour la culture, ni la toxicité pour les auxiliaires, ni la qualité de l’eau au champ. Un mélange visuellement stable peut néanmoins perdre son efficacité, colmater un équipement ou devenir inadapté après dilution, stockage ou exposition à une autre température.

Pour limiter les erreurs, notez l’eau utilisée, la température, l’ordre d’ajout, le temps d’agitation et le moment précis de la lecture. Ne comptez pas une solution simplement parce qu’aucun dépôt n’est visible : recherchez aussi une séparation, un échauffement, une odeur inhabituelle ou une difficulté de remise en suspension. Un faible nombre d’essais rend le résultat sensible à une seule observation. Reproduisez le protocole avec les volumes prévus et demandez l’avis du fournisseur ou d’un conseiller avant toute application. Le calcul est effectué dans votre navigateur. Les valeurs saisies ne sont pas envoyées à un serveur distant.