Coût d’une culture de microalgues

Estimation

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À quoi sert ce calcul ?

Le coût d’une culture de microalgues permet d’estimer le budget d’un bassin, d’une série de bassins ou d’un photobioréacteur sur un cycle défini. Il aide à comparer des conditions de production, à préparer un essai et à rapprocher les dépenses de la biomasse récoltée. Le résultat est un coût total construit à partir de vos propres postes ; il ne donne pas directement un coût par kilogramme, un prix de vente ou une marge.

Les trois champs à saisir

Dans « Surface productive », indiquez la surface réellement consacrée au bassin ou au dispositif pendant le cycle. Dans « Coût variable », saisissez le coût en euros par mètre carré pour les consommations que vous rattachez à la surface : eau, nutriments, énergie, nettoyage, consommables, récolte ou main-d’œuvre directe selon votre méthode. Dans « Frais fixes », regroupez les charges attribuées au cycle sans les rapporter à chaque mètre carré, comme un contrôle, une location, un réglage ou une quote-part d’installation.

Les trois champs sont obligatoires. Il n’y a pas d’option facultative ni de valeur par défaut, car l’unité de biomasse, le procédé et la durée du cycle changent fortement les charges. Le calculateur ne choisit pas la méthode d’imputation et ne déduit pas les aides ou recettes.

La formule

Le coût total est calculé ainsi : surface productive × coût variable au mètre carré + frais fixes. Avec 500 m², 3 €/m² et 2 000 € de frais fixes, le résultat est de 3 500 €. Une surface de 200 m² à 2,50 €/m² avec 800 € de frais donne 1 300 €. Le total doit rester associé au bassin, au cycle et aux postes inclus.

Définir le coût variable

Une consommation d’énergie peut dépendre du pompage, de l’agitation, de la régulation thermique ou de la récolte. L’eau et les nutriments peuvent évoluer avec le volume renouvelé et la densité visée. Si vous répartissez ces dépenses sur la surface, utilisez une période identique pour chaque cycle. Si une dépense concerne plusieurs bassins, choisissez une clé stable, par exemple la surface, le temps d’occupation ou la consommation mesurée, et notez-la dans votre suivi.

Exemple rapporté à la biomasse

Une unité de 500 m² génère un coût total de 3 500 €. Si la biomasse produite atteint 2 000 kg mais que 1 800 kg sont réellement récupérés, le coût indicatif par kilogramme récupéré est de 3 500 ÷ 1 800, soit environ 1,94 €. Ce ratio complémentaire dépend de la masse choisie : biomasse produite, récoltée, sèche ou conforme au débouché. Le calculateur ne choisit pas ce dénominateur à votre place.

Comparer les cycles

Un coût total inférieur ne suffit pas à désigner le meilleur procédé. Une unité moins coûteuse peut produire moins de biomasse, demander davantage de temps ou donner une fraction moins facilement valorisable. Conservez la surface, la durée, la production, le taux de récolte, la base d’humidité et le prix de l’énergie. Comparez ensuite les coûts sur un périmètre identique, en séparant les essais ponctuels des charges récurrentes.

Hypothèses et limites

Le calcul suppose que la surface, le coût variable et les frais fixes couvrent le même bassin et le même cycle. Il ne vérifie ni le rendement, ni la qualité, ni la concentration, ni la réussite de la récolte. Il ne répartit pas automatiquement l’amortissement, la main-d’œuvre indirecte, les pertes de stockage, la commercialisation, les subventions ou les recettes. Utilisez le total avec un relevé de biomasse et un suivi technique avant d’évaluer la viabilité économique du procédé.