Azote fixé par une légumineuse selon la biomasse et la surface
Estimation
Résultat
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À quoi sert ce calculateur ?
Les légumineuses peuvent acquérir une partie de leur azote grâce à la symbiose entre leurs racines et des bactéries fixatrices. La quantité concernée dépend notamment de la biomasse produite, de sa teneur en azote et de la part que l’on attribue à cette fixation. Ce calculateur fournit une estimation en kilogrammes d’azote (kg N) pour la surface étudiée et en kg N/ha. Il peut servir à préparer un premier bilan d’un couvert, d’une luzerne, d’un trèfle, d’un pois ou d’une féverole avant une récolte ou une destruction.
Le résultat distingue l’azote total contenu dans la biomasse de la fraction estimée comme fixée. Cette distinction évite de présenter toute la teneur en azote comme un apport atmosphérique. L’outil ne calcule pas directement la quantité qui sera disponible pour la culture suivante et ne remplace pas une analyse de biomasse ou un bilan de fertilisation.
Quelles données saisir ?
Indiquez la surface de légumineuse en hectares, puis la biomasse sèche produite par hectare en tonnes de matière sèche (t MS/ha). Une masse fraîche doit être convertie avant la saisie, car l’eau qu’elle contient ne représente pas de matière ni d’azote. Renseignez ensuite la teneur en azote de la biomasse en pourcentage de matière sèche. Une analyse de fourrage, de couvert ou de résidus est préférable à une valeur générale.
La part de l’azote provenant de la fixation est facultative et vaut 60 % par défaut. Elle représente une hypothèse de contribution de la symbiose. Elle peut être modifiée si une analyse, l’état des nodosités, l’historique de la parcelle ou un conseil agronomique conduit à retenir une autre proportion. Cette option change la quantité d’azote fixée, mais ne change pas l’azote total présent dans la biomasse. Laissez 60 % pour un ordre de grandeur, pas pour certifier un bilan.
Comment le calcul fonctionne-t-il ?
La biomasse sèche totale est calculée en multipliant la surface par la biomasse par hectare. Pour obtenir l’azote total, le calculateur multiplie cette masse en tonnes par la teneur en azote et par 10 : une tonne de matière sèche à 1 % contient 10 kg d’azote. La part fixée est ensuite l’azote total multiplié par le pourcentage de fixation et divisé par 100. Le dernier résultat rapporte l’azote fixé à la surface pour obtenir une moyenne par hectare.
L’azote qui n’est pas attribué à la fixation reste compté dans l’azote total. Il peut correspondre aux réserves du sol, à la minéralisation, à des apports antérieurs ou à d’autres échanges. Le calculateur ne le requalifie pas automatiquement.
Exemple chiffré
Un couvert de légumineuse occupe 10 ha et produit 4 t de matière sèche par hectare. La biomasse totale est de 10 × 4 = 40 t MS. Avec une teneur en azote de 3 %, la biomasse contient 40 × 3 × 10 = 1 200 kg N. Si 60 % de cet azote est attribué à la fixation, l’azote fixé estimé atteint 1 200 × 0,60 = 720 kg N, soit 72 kg N/ha. Les 480 kg restants sont présents dans la biomasse mais ne sont pas attribués à la fixation dans ce scénario.
Hypothèses et limites
Le modèle suppose que la biomasse et sa teneur en azote sont homogènes sur la surface. Il considère la part de fixation comme une proportion de l’azote contenu dans la biomasse, et non comme la proportion de tout l’azote absorbé pendant le cycle. Il ne distingue pas la variété, l’inoculation, les nodosités, la disponibilité en eau, le pH, le phosphore ou le soufre.
L’azote fixé n’est pas automatiquement disponible pour la culture suivante. Une partie reste dans les racines ou les résidus, une autre est immobilisée, minéralisée progressivement ou perdue selon la date de destruction, la météo et la gestion du sol. Le calcul ne déduit pas l’azote exporté par une récolte et ne modélise pas la restitution effective. Pour décider d’une dose d’engrais, tenez compte de la culture suivante, du rapport carbone/azote, de la date d’enfouissement et des analyses disponibles. L’estimation ne remplace ni un bilan de fertilisation ni un conseil agronomique local.