Pertes après récolte légumière selon le lot, la durée et le taux de perte

Estimation

kg
%/jour
jours
%
€/kg

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À quoi sert ce calculateur ?

Après la récolte, un lot de légumes peut perdre de la masse ou devenir non commercialisable avant sa vente. Le phénomène dépend du produit, de la température, de l’humidité, de la ventilation et de la durée de conservation. Même lorsque la masse restante paraît suffisante, le tri peut laisser une partie impropre à la vente. Ce calculateur aide à cadrer ce risque en partant d’un lot initial et d’un taux moyen de perte par jour. Il distingue la masse qui reste après conservation, la perte brute, la part récupérable après tri et la valeur éventuellement perdue.

Les données à saisir

Indiquez la masse initiale du lot en kilogrammes, puis un taux moyen de perte quotidienne en pourcentage. Ce taux doit représenter une moyenne observée sur un produit et des conditions comparables. Saisissez ensuite la durée de conservation en jours. Une durée de 10 jours correspond au temps entre le stockage et le tri ou la vente, et non à la seule durée passée dans une chambre froide.

Deux options sont facultatives. La part récupérable après tri vaut 90 % par défaut : elle indique quelle fraction de la masse restante peut encore être vendue ou valorisée après retrait des pièces abîmées. Remplacez-la par votre historique. Le prix moyen du kilogramme vaut zéro par défaut afin de ne pas inventer une valeur commerciale. Saisissez votre prix si vous voulez estimer la valeur non récupérée. Ces options changent l’interprétation économique, mais elles restent à zéro ou à une valeur prudente lorsqu’elles sont inconnues.

Comment le calcul fonctionne

La perte théorique est la masse initiale multipliée par le taux quotidien et par le nombre de jours. Pour éviter une masse restante négative, le calcul limite cette perte à la masse initiale : un lot ne peut pas perdre plus que ce qu’il contient. La masse restante est donc la masse initiale moins la perte plafonnée. La perte brute est la différence entre la masse initiale et cette masse restante. La masse récupérable multiplie la masse restante par la part récupérable. La différence entre le lot initial et cette masse récupérable correspond à la masse non commercialisable dans ce scénario. Si un prix est saisi, elle est multipliée par ce prix pour obtenir une valeur perdue estimée.

Exemple chiffré

Pour un lot de 1 000 kg, une perte moyenne de 0,4 % par jour et 20 jours de conservation, la perte théorique atteint 80 kg. Il reste donc 920 kg avant tri. Avec une part récupérable de 90 %, 828 kg peuvent être conservés comme marchandise vendable et 172 kg sont considérés comme non récupérés. À 1,50 € par kilogramme, la valeur perdue estimée est de 258 €. Si le taux de perte est nul, la masse reste inchangée et la part récupérable devient le seul facteur de déclassement. Pour un scénario très défavorable où la perte théorique dépasse le lot, la masse restante est ramenée à zéro plutôt que de produire un résultat impossible.

Hypothèses et limites

Le modèle applique un taux quotidien moyen de manière linéaire. Il ne décrit pas les premiers jours, souvent différents de la fin de stockage, et ne tient pas compte d’une accélération des pertes lorsque le lot se dégrade. Pour un budget précis, utilisez des taux mesurés par variété, calibre, emballage et température.

Le calcul ne distingue pas la perte de masse par dessiccation, la pourriture, les blessures mécaniques, les écarts de calibre ou les refus sanitaires. La part récupérable après tri est une hypothèse de commercialisation, pas une garantie de qualité. Le prix saisi doit correspondre au prix réellement perdu et non à un prix de détail qui surestimerait l’impact. Le résultat sert à comparer des scénarios de conservation ; il ne remplace pas un suivi du stock, les règles d’hygiène ni les conditions recommandées pour le produit.