Rendement de biomasse fraîche et de matière sèche

Estimation

ha
t/ha
%
MWh/t MS

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Ce calculateur estime le rendement de biomasse d’une culture destinée à l’alimentation, au compostage ou à la valorisation énergétique. Il convertit un rendement frais par hectare en quantité totale sur la surface étudiée, puis en matière sèche à partir du taux d’humidité implicite. Un pouvoir énergétique facultatif permet enfin d’obtenir un potentiel théorique en mégawattheures, utile pour comparer des volumes qui n’ont pas la même teneur en eau.

Données à saisir

Indiquez la surface récoltée en hectares. Utilisez la surface effectivement productive et non la surface cadastrale si des bandes, chemins ou zones non récoltées sont inclus. Le rendement frais attendu doit être exprimé en tonnes par hectare, avant séchage. Utilisez une moyenne issue d’une parcelle et d’un stade comparables ; un rendement annoncé pour une biomasse très humide ne se compare pas directement à un rendement déjà exprimé en matière sèche.

Le taux de matière sèche indique la part du poids frais qui reste après retrait de l’eau. Saisissez 30 pour 30 %, et non 0,30. Cette donnée doit venir d’une analyse, d’une mesure représentative ou d’une référence adaptée au produit. Deux récoltes de même poids frais peuvent produire des quantités de matière sèche très différentes si elles ont été récoltées à des humidités différentes.

Le pouvoir énergétique est facultatif et vaut 4,5 MWh par tonne de matière sèche par défaut. Il sert à traduire la matière sèche en potentiel énergétique théorique ; remplacez-le par une valeur issue de votre filière, de votre analyse ou du procédé prévu. Laissez la valeur par défaut pour comparer des scénarios à hypothèses identiques, mais ne l’utilisez pas comme un rendement garanti d’une chaudière, d’un méthaniseur ou d’un autre équipement.

Fonctionnement du calcul

La biomasse fraîche totale est obtenue en multipliant la surface par le rendement frais par hectare. La matière sèche totale applique ensuite le taux de matière sèche à ce volume. Le potentiel énergétique multiplie la matière sèche par le pouvoir énergétique saisi. Les résultats restent des estimations de production et de potentiel, pas une énergie nette disponible à la sortie d’une installation.

Exemple chiffré

Sur 12 hectares produisant 18 tonnes fraîches par hectare, la biomasse fraîche totale atteint 216 tonnes. Avec 35 % de matière sèche, cela représente 75,6 tonnes de matière sèche. Au pouvoir énergétique par défaut de 4,5 MWh par tonne de matière sèche, le potentiel théorique atteint 340,2 MWh. Les pertes de récolte, de stockage et de conversion ne sont pas déduites dans cette estimation.

Hypothèses et limites

Le calcul suppose que le rendement frais et le taux de matière sèche sont représentatifs de toute la surface. Il ne distingue pas les variétés, les dates de récolte, les fractions minérales ou les pertes de transport. La matière sèche n’est pas forcément entièrement valorisable : une partie peut être impropre au procédé retenu ou nécessaire à un autre usage.

Le potentiel énergétique est une multiplication de composition et ne correspond pas à une production électrique ou thermique nette. Il ne tient pas compte du rendement de conversion, de la consommation auxiliaire, des arrêts, de la qualité du combustible, du stockage ou de la distance jusqu’au site de valorisation. Pour préparer un projet, mesurez l’humidité par lot, séparez les pertes de chantier et remplacez la valeur par défaut par une donnée de filière. Comparez ensuite le potentiel théorique avec l’énergie réellement livrable et les débouchés concurrents de la biomasse.