Masse commercialisable de tubercules après stockage selon la durée et les pertes
Estimation
Résultat
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À quoi sert ce calculateur ?
Le poids rentré au stockage n’est pas nécessairement le poids qui pourra être vendu quelques semaines plus tard. Les tubercules peuvent perdre de la masse pendant la conservation à cause de la respiration, du dessèchement, du tri ou de manipulations successives. Ce calculateur estime la masse qui reste après une durée de stockage en appliquant une perte hebdomadaire, puis distingue une perte supplémentaire liée à la manutention ou au conditionnement.
L’outil aide à préparer un calendrier de vente, à dimensionner un lot disponible en fin de campagne et à comparer une conservation courte avec une conservation plus longue. Il convient aux pommes de terre, carottes, oignons ou autres tubercules lorsque l’exploitation dispose d’un taux de perte moyen issu de ses propres observations. Le résultat est une projection de masse, pas une mesure de qualité ni une garantie de commercialisation.
Les données à saisir
Indiquez la masse initiale du lot en tonnes. Elle doit correspondre au lot effectivement placé en stockage, après le tri initial que vous avez choisi de réaliser. Si plusieurs cellules, variétés ou états sanitaires sont mélangés, faites plutôt un calcul par groupe afin de ne pas masquer des écarts importants.
Saisissez ensuite la durée de stockage en semaines. Comptez la période entre l’entrée du lot et la date à laquelle vous voulez connaître la masse restante. Une durée de huit semaines correspond à huit semaines de conservation, même si des visites intermédiaires ont lieu. Le troisième champ obligatoire est la perte hebdomadaire moyenne, en pourcentage de la masse initiale par semaine dans le modèle. Saisissez 1 pour 1 %, et non 0,01.
Le champ facultatif « Perte après stockage » vaut 2 % par défaut. Il représente une perte supplémentaire au moment du tri final, du calibrage, du déchargement ou du conditionnement. Mettez-le à zéro si votre perte hebdomadaire inclut déjà cette étape. Cette option est indépendante de la durée : elle ne doit pas être multipliée par le nombre de semaines.
Comment fonctionne le calcul
La perte de conservation est estimée en multipliant la masse initiale par le taux hebdomadaire et par le nombre de semaines. La masse avant la dernière manutention est donc : masse initiale × (1 − perte hebdomadaire × durée ÷ 100). La masse commercialisable est ensuite cette masse de stockage × (1 − perte après stockage ÷ 100). La perte totale est la différence entre la masse initiale et la masse commercialisable.
Cette version utilise une approximation linéaire. Elle ne compose pas chaque semaine la perte sur la masse restante, car le taux saisi est supposé être un taux moyen rapporté à la masse de départ. Cette convention rend les scénarios faciles à comparer, mais elle devient moins fiable lorsque la durée ou le taux sont élevés. Pour une campagne réelle, comparez le résultat à vos pesées de contrôle et réduisez la période de projection si nécessaire.
Exemple chiffré
Pour un lot initial de 50 t stocké pendant 8 semaines avec une perte hebdomadaire de 1 %, la perte de conservation estimée est de 4 t. La masse avant le tri final est donc de 46 t. Avec la perte facultative par défaut de 2 %, la masse commercialisable devient 45,08 t. La perte totale atteint 4,92 t. Si la perte après stockage est mise à zéro, la masse commercialisable reste à 46 t et l’on ne retient que la perte liée à la conservation.
Interpréter les sorties
La « masse après stockage » décrit le lot avant la dernière opération de tri ou de conditionnement. La « masse commercialisable » applique ensuite la perte facultative. Cette distinction aide à séparer une évolution de conservation d’une décision de classement. La « perte totale » regroupe les deux effets et peut servir à établir un scénario de volume, mais elle ne précise pas la cause de chaque kilogramme disparu.
Utilisez une perte hebdomadaire moyenne construite sur des lots comparables : même espèce, même variété, même température, même ventilation et même durée de stockage. Un taux mesuré sur un lot très humide ne doit pas être appliqué sans précaution à un lot sec ou bien ventilé. La perte réelle peut aussi être concentrée au début ou à la fin de la période, alors que le modèle la répartit de façon régulière.
Hypothèses et limites
Le modèle suppose que la perte hebdomadaire reste constante et qu’elle est exprimée par rapport à la masse initiale. Il ne simule ni la température, ni l’humidité relative, ni la ventilation, ni la germination, ni les pourritures, ni les blessures, ni la qualité commerciale. Il ne distingue pas l’eau perdue d’une matière écartée lors du tri. La durée maximale conseillée pour une projection fiable dépend donc de vos propres historiques.
Une valeur de perte trop élevée peut conduire à une masse après stockage négative. Cela signale que la combinaison du taux et de la durée n’est pas plausible pour ce modèle linéaire. Ne corrigez pas ce signal en diminuant arbitrairement la masse initiale : raccourcissez la période, utilisez un taux moyen mieux documenté ou changez de méthode d’estimation.
Précautions avant une décision
Pesez les lots à l’entrée et à la sortie lorsque le volume ou la valeur le justifie. Tenez séparément les pertes de conservation, de tri et de conditionnement pour éviter les doubles comptes. Le résultat peut aider à réserver des emballages et à prévoir une livraison, mais il ne confirme pas l’aptitude sanitaire ou la qualité gustative. Pour des tubercules destinés à la consommation, appliquez les exigences de contrôle et de stockage qui correspondent à votre filière.